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Interview Rencontre avec Juliette BLOUIN, joueuse des Amazones du FCG

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Juliette BLOUIN, centre des Amazones de Grenoble
Photo Karine VALENTIN https://www.facebook.com/karinevalentinphotos


Comme de nombreux clubs, le FCG possède son équipe feminine, ce sont Les Amazones. Les Amazones jouent en Elite 1 du championnat de France. Nous sommes allés à la rencontre de Juliette BLOUIN, centre de cette équipe, jeune joueuse qui ne manque pas d'ambition.

Juliette, peux-tu te présenter ?
J'ai 21 ans, bientôt 22 et je joue depuis 2 ans au sein des Amazones. Je suis étudiante en Licence Professionnelle et je suis actuellement en alternance, en tant qu'assistance commerciale, au sein de l'entreprise ZIEGLER, partenaire du FCG. Je suis originaire de Loriol dans la Drôme. J'ai commencé à joué à Bourg les Valence puis ensuite au club de Grane avant de rejoindre les Amazones il y a 2 ans. Je joue au poste de centre.

Comment es-tu venue au rugby ?
j'ai grandi dans une famille de rugbymen : mon père et mes frères jouent ou ont joué au rugby. Quand j'étais petite, j'allais toujours au bord du terrain pour les encourager. J'ai donc commencé tout naturellement. En parallèle, je pratiquais la gymnastique à un haut niveau. Puis mes parents m'ont demandé de choisir, c'était soit le rugby, soit la gymnastique et j'ai choisi le rugby ! J'ai débuté par le rugby à 7.


Pourquoi avoir choisi les Amazones ?
Tout simplement en raison de mes études que je fais sur Grenoble. Le coach des Amazones, Emmanuel PELLORCE m' contacté et j'ai signé au club il y a 2 ans

Tu joues au poste de centre, quels sont tes points forts et tes points faibles ?

Concernant mes points forts, je suis très dynamique ! Rapide et explosive, j'adore défendre. Mais j'ai des points faibles, j'ai, notamment, tendance a un peu trop garder les ballons. Cela dit, j'ai une grosse marge de progression. Je suis encore perfectible, j'en ai bien conscience. Il faut dire que cela ne fait que 5 ans que je pratique ce sport. En revanche, j'ai déjà beaucoup progressé depuis mon arrivée chez les Amazones. Nous avons le privilège de pouvoir utiliser les infrastructures du FCG : salle de musculation, stade d'entrainement par exemple.

Tes coéquipières, Alexandra CHAMBON et Manae FELEU ont intégré le groupe de l'équipe de France. C'est un objectif également pour toi (question de Nono73) ?
C'est l'objectif de tout le monde ! comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai encore une marge de progression importante. Cela dit, j'ai déjà eu des sélections en moins de 18 ans, donc oui à moyen terme cela reste un objectif. Je tiens à préciser que Teani FELEU, la sœur de Manae est sélectionnée en équipe de France à 7. Cela booste tout le groupe.

L'équipe de France est de plus en plus médiatisée et donc c'est tout le rugby féminin qui profite de cette vitrine. Tu le ressens au quotidien (question de Badabugs) ?
Même si nous sommes moins médiatisées que les garçons, on commence à se faire connaitre petit à petit. Il y a du public qui nous suit en championnat. Cela dit, il y avait plus de public lorsque je jouais en Fédérale 2. Peut-être que le gens ne savaient pas quoi faire le dimanche et ils venaient nous voir ! (rires).
A Grenoble, le public vient de manière irrégulière : lorsque l'on joue face à des ténors du championnat, comme Montpellier par exemple, les gens se déplacent.
Sinon, ce n'est pas encore la foule ! Mais ça va venir, j'en suis persuadée. De plus , la période de crise sanitaire que nous vivons actuellement n'a pas aidé non plus.
Malgré tout, le rugby féminin est spectaculaire ! moins physique que les garçons - quoi que - mais avec du jeu de relance. On joue vite et plutôt pas mal. Techniquement parlant nous avons moins la fibre que les hommes. Mais le rugby féminin est assez jeune dans son approche actuelle. Nous ne jouons pas depuis de nombreuses années comme les garçons qui commencent dés leur plus jeune âge. Cela dit, nous progressons vite.

Tu évoques Montpellier et sa pléiade d'internationales, dont Emeline GROS ancienne joueuse des Amazones. Ça motive d'affronter ces équipes ?
Oui, bien évidemment. A Grenoble, nous avons un groupe qui est jeune, le plus jeune du championnat. Nous construisons un collectif. Il est vrai que parfois lorsqu'on affronte les cadors on essaye surtout de ne pas prendre une valise. Cela nous arrive, mais on s'accroche ! Cette année nous avons bien résisté face au Stade Français : une défaite de 2 points à Paris et je peux vous dire que le score ne reflète pas la physionomie du match. Nous aurions mérité mieux. Le Stade Français c'est l'équipe de Lenaïg CORSON et Coumba DIALLO qui sont des cadres de l'équipe de France. Après, oui face à Montpellier c'est plus difficile c'est vrai, mais encore une fois on s'accroche et on progresse toutes ensemble.

Le FCG soutient-il votre équipe ?
Les dirigeants du FCG essaient d'être présents. Cependant, on aimerait qu'ils le soient un peu plus. Le club FCG professionnel et les Amazones sont deux entités différentes. Malgré tout, nous avons la chance de profiter des infrastructures du club comme les garçons professionnels. Cela est un gros avantage de pouvoir s'entrainer dans de très bonnes conditions.

Pour vous rapprocher pourquoi ne pas jouer au Stade des Alpes en levé de rideau des garçons par exemple (question de Badabugs) ?
On aimerait bien ! (enthousiaste), mais je ne crois pas que ce soit prévu pour le moment. Jouer dans un grand stade c'est autre chose, c'est certain. En championnat nous avons joué à Jean BOUIN (Paris) et à Chaban-Delmas (Bordeaux), c'est vrai que c'est top. On espère que nous aussi on pourra fouler la pelouse du Stade des Alpes.

Une dernière question que l'on appelle la question qui raffute : Peux-tu nous donner une anecdote ou un secret concernant une ou plusieurs de tes coéquipières ?
Ce n'est pas vraiment une anecdote ou un secret mais avec les filles nous avons l’habitude de faire des TikTok avant les matchs ! on danse et on se filme. Cela nous détend avant les rencontres et comme dit le coach : on entre en symbiose et nous sommes connectées entre nous. Sinon, on fait des trucs de filles, on se coiffe les unes les autres par exemple. Ensuite, chacune entre dans son match et se concentre comme elles le veut, seule ou ensemble.

Merci, Juliette, d'avoir répondu à nos questions
Avec plaisir, c'est toujours plaisant de mettre en avant le rugby féminin.

Propos reccueillis par El-Presidente
 
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