• Bienvenue sur le forum du Raffut-Alpin : inscrivez-vous pour pouvoir intéragir avec les autres supporters, créer vos discussions, poser vos questions et ne plus voir les publicités présentes sur le site.

Debrief 23/24 Vannes / FCG : le débrief

1717910855340.png


Énorme déception



Pour la 2ème fois consécutive, le FC Grenoble Rugby sort d’une finale de ProD2 avec les larmes aux yeux. Pour la 2ème fois de suite, les grenoblois vont devoir affronter un pensionnaire du TOP14 pour espérer rejoindre l’élite.

Hier, sur la pelouse du stade Ernest Wallon, celle du Stade Toulousain, récent champion d’Europe, les joueurs de l’Isère n’ont pas réussi là où les supporters rouge et bleu les attendaient. Des supporters venus en nombre avec le ferme espoir que leur équipe allait repartir avec le Graal, enfin. Un espoir déchu, battu par le RC Vannes, l’équipe du peuple breton. Une très très grosse déception pour Grenoble qui se voyait de retour parmi les grands.

Mais Grenoble a vécu un match frustrant, difficile, stressant. Bref, une soirée triste, une de plus sur les bords de la Garonne. Les larmes coulaient sur les joues des supporters autant que les visages des joueurs grenoblois étaient rougis par l’effort et la déception.

L’ambiance était pourtant assez exceptionnelle, avec de très nombreux supporters vannetais et grenoblois venus garnir les travées d’Ernest Wallon. La fraternité entre les supporters était à souligner : respect et ambiance très bon enfant pour le dernier rdv de la saison de ProD2.

La rencontre en elle-même allait s’avérer frustrante côté grenoblois et exceptionnelle côté breton. Frustrante pour Grenoble oui, car les isérois n’auront pas été tout à fait eux-mêmes. Du moins, ceux que l’on a vu sur les dernières semaines. Le FCG n’a pas su gagner la finale. La faute à des trop nombreuses fautes de mains. Pas moins de 13 en-avant de la part du FCG. C’est beaucoup dans un match qui aura été cadenassée par les défenses de part et d’autre. Dés le début du match, Grenoble s’est mis dans en difficulté : sur leur 1ère offensive, Romain Fusier a vu son coup de pied rasant être contré. Sur l’action, Vannes récupérait une touche à 5 mètres de la ligne grenobloise. Durant 20 minutes, Grenoble va subir la furia vannetaise. Et si La défense de Grenoble allait résistait, grâce notamment à un bon Thomas Lainault en touche, Vannes allait finir par marquer le seul et unique essai du match. L’ailier Camou aplatissant sous les perches. Vannes menait et Grenoble chassait pour revenir au score. Davies passait une pénalité, les grenoblois jouait enfin mais faisait souvent la passe de trop, celle qui fait commettre une faute. Frustrant ! Pourtant la partie était équilibrée plus qu’en début de match. Frustrant parce que Grenoble gênait son adversaire, le faisait même plié lorsqu’à la 20ème minute, après un bonne prise de balle de Lainault en touche à 10 mètre de la ligne, le pack grenoblois engageait la marche avant et que Massa passait la ligne avant de… relâcher le ballon au moment d’aplatir la faute à un placage désespéré mais salvateur d’un défenseur breton. Durant toute la 1ère mi-temps, les deux équipes vont tenter de mettre du rythme : Vannes en relançant les ballons et Grenoble en jouant vite les pénalités qu’ils obtenaient. Malgré cela, aucune des deux équipes ne parvenaient à se montre dangereuse. Maxime Lafage faisait étalage de son énorme coup de pied et Davies usait et abusait d’un jeu au pied de déplacement.

La mi-temps était atteinte sur le score de 7 à 3 pour Vannes. On se disait côté Grenoble que l’écart était mince et que la 2ème mi-temps offrirait des possibilités de prendre le score.

Ce fut vrai en partie : les possibilités, les grenoblois les ont eu au cours du second acte. Mais les grenoblois n’ont pas réussi à franchir la ligne de but vannetaise. Davies a eu l’opportunité de passer des pénalités (65ème et 71ème) mais Vannes et son ouvreur Lafage passaient eux aussi des pénalités (56ème , 59ème et 69ème). Au cours de cette 2èmemi-temps, Grenoble va pourtant dominer son adversaire mais les trop nombreuses fautes de mains dans des moments décisifs vont empêcher Grenoble de recoller. Le FCG aura fait la course derrière durant toute la rencontre. Martel fera un en-avant à 5 mètre de la ligne, Couilloud loupera un 2 contre 1 sur un contre, Aptisauri passera la ligne sans pouvoir aplatir… trop d’actions avortées. Une finale ça ne se joue pas ça se gagne a-t-on l’habitude de dire. Grenoble aura joué et n’aura donc pas gagner.

Vannes a réussi son coup : prendre le score et s’appuyer sur son point fort : la défense. La meilleure défense du championnat à justifier son titre. Jamais le FCG n’a réussi à revenir. Grenoble s’est épuisé sans parvenir à être décisif.

Le FCG avait l’expérience d’une finale perdue, malgré cela, les grenoblois n’ont pas réussi à prendre ce match par le bon bout.

Une défaite, 16 à 9 qui est extrêmement dure pour nos grenoblois. Dur, car ils étaient proches de revenir et de faire basculer la rencontre. Ce n’est pas avec des si que l’on gagne un match, malgré tout, ils regretteront leur incapacité à faire douter leur adversaire. Grenoble n’était pas le Grenoble des derniers matchs, c’est vrai. Le FCG a longtemps bataillé dans ce championnat pour revenir au classement. Grenoble a beaucoup donné, Grenoble a séduit et Grenoble a échoué. C’est malheureusement ce que la déception du moment retient.

Les visages étaient tristes, très tristes hier soir autant côté supporters que joueurs. Une tristesse qu’il va falloir, encore, évacuer. Car oui, ce n’est pas encore fini. Il reste encore un dernier match dimanche prochain à 18h au SDA face à Montpellier.

Comme l’année, dernière, le FCG va devoir se remobiliser, oublier la défaite pour repartir au combat, le dernier combat de la saison, le dernier combat en rouge et bleu pour de nombreux joueurs. Des joueurs qui ne voulaient pas revenir à Grenoble jouer un dernier match.

Comme l’année, dernière, il faudra que le SDA soit plein pour supporter les rouge et bleu, pour leur témoigner de leur soutien et leur dire que nous fiers d’eux. Fiers de ce qu’ils ont montré durant toute la saison, et fier ce qui ils sont.

Après une nuit difficile pour le supporter que je suis, je pense que les grenoblois peuvent le faire. Ce sera dur, ce sera très dur face à un MHR qui, comme l’USAP, l’an passé, prépare ce match depuis quelques semaines. Grenoble doit refuser que l’histoire se répète. Grenoble va écrire son histoire, celle que 40 mecs ont commencé à écrire en aout dernier, celle de 40 gars qui vont sécher leurs larmes pour en faire couler d’autres, mais de joie cette fois-ci.

La ferveur de ces dernières semaines sur les réseaux pour le FCG doit continuer. Alors, grenoblois, grenobloises, isérois, iséroises, si vous lisez ces lignes, venez dimanche prochain au stade des Alpes pour soutenir ces mecs qui en valent la peine. Venez, chanter, crier, vibrer, pleurer mais venez pour eux !



Depuis Toulouse

El_Presidente
 
il va falloir jouer sans se poser aucune question. Le collectif sera primordial sinon on fera comme samedi où chacun a voulu jouer trop perso.
Notre force c'est le désordre. Il faudra être bon au grattage.

Mentalement ça va le faire mais physiquement oui ça peut être compliqué. Mais si la tête tient...
 
A voir , j'ai bien peur que l'on passe à travers une fois de plus si nous avons pas une rebellion... Bon je vais quémander des places au boulot pour dimanche 😅
 
Salut la team du raffut,

Avec bien du retard, mais voici mon débrief, même El Présidente a tout dit.



L’envie, le cœur mais pas l’efficacité





Cela devait être le match de tout un groupe de joueurs qui a su déjouer toutes les embuches de la saison. Ce devait être le match de tout un groupe qui allait enfin conjurer le sort d’une saison aux multiples rebondissements émotionnels. Le match qui allait être le point d’orgue de la fin d’une bataille entre la LNR et les dirigeants grenoblois. Le point final d’un bras de fer entre les deux parties qui a débuté en juin dernier juste après l’Access-Match perdu contre Perpignan. Il n’en fut rien. Ce fut au contraire le match de la désillusion. Le match où les Grenoblois n’ont pas su être tueurs sur les quelques occasions qui se sont présentées au cours d’une rencontre hyper-serrée. Les Vannetais qui se voyaient être les petits ont su déjouer les pronostics, ont su être propres sur le peu d’occasions qu’ils se sont procurés.



Les mauvais choix de la première période et les occasions manquées



C’est dans une ambiance de folie que les Vannetais donnent le coup d’envoi. Le public est au rendez-vous, le stade est plein comme un œuf. Les premières passes, les premiers plaquages sont salués. Les Vannetais en possession du ballon sont séchés dans la règle par des Grenoblois très déterminés. Premier ballon vannetais tombé, première récupération des Grenoblois par Régis Montagne qui s’enfonce dans la défense vannetaise. Le ballon ressort vite et part sur les extérieurs. Un quatre contre deux se présente devant les Grenoblois qui préfèrent se dégager au pied plutôt que de tenter le coup. Terrible mauvais choix puisque, d’une part le ballon est contré et d’autre part, les Grenoblois ne jouent pas le surnombre alors qu’il y avait un trou béant sur les extérieurs, de quoi affoler la défense morbihannaise. Là, je n’ai pas compris. Conséquence, le ballon contré sort à 5m de l’en-but isérois. Première touche et premier ballon volé par l’alignement grenoblois ! Mais les Vannetais mettent la pression au pied et arrivent à occuper le camp des Isérois qui bataillent ferme en défense en se montrant intraitables. Cependant, ils n’arrivent pas à sortir de leur camp par un jeu au pied très long (Grenoble jouait contre le vent). Pendant 10 minutes, c’est le siège du camp grenoblois et la défense finit par craquer : essai Vannes 7-0 (11e). Puis Grenoble réduit le score après une première incursion. (7-3, 17ième)

Survient, alors l’occasion de revenir au score et de reprendre la tête(19e). Un très bon contest de Bautista Ezcurra permet aux Grenoblois d’obtenir une pénaltouche vers la ligne des 22m. La prise à deux mains par l’alignement isérois est parfaite, un maul dynamique s’enclenche et la torture à 16 pattes avancent bien. Le maul sur une bonne lancée arrive à 5m de la ligne, l’essai est imparable, encore quelques pas et Barnabé Massa bien calé derrière le groupé n’a plus qu’à s’écrouler derrière la ligne. Malheureusement, le talonneur fait le choix de sortir du maul et d’y aller seul. Sa course est rapide, la ligne se rapproche, mais le ballon (sous le bras droit) vient buter sur le dernière défenseur (il aurait pu mettre le ballon sous son autre bras), ce qui lui fait tomber le ballon juste avant d’aplatir. En-avant et grosse occasion vendangée ! A ce niveau de compétition, cela ne pardonne pas ! Inutile d’accabler ce jeune joueur bourré de talent qui a dû revoir l’action en boucle dans sa tête toute la nuit.

A la 24ième, Grenoble obtient une bonne pénalité au 40m en face des perches. Sam Davies décide de la jouer vite, s’enfonce dans la défense, mais sans soutien, alors à quoi bon partir seul ? Il doit prolonger au pied et perd le ballon ! Mauvais choix et grosse occasion vendangée de revenir à un point alors que Grenoble commençait à remettre la main sur le match.

A la 28ième, dans un ballon au sol, Romain Fusier emporté par son élan, se retrouve dans le camp de Vannes et empêche la sortie du ballon, alors que Steeve était bien calé pour réaliser un bon contest. Une faute totalement inutile. Et surtout, une pénalité que Grenoble pouvait récupérer dans les 22 m de Vannes !

En fin de première période, sur une séquence de plus de trois minutes de jeu, Grenoble se procure une nouvelle grosse occasion qui se termine par un en-avant à 3m de la ligne ! (38ièm). Encore une occasion qui s’envole qui aurait permis de passer devant au score juste avant la mi-temps. Vannes comprend que les hommes du duo Pézery-Nadau n’y arrivent pas devant la ligne. Cependant, pendant cette séquence, il y a un plaquage haut d’Arrate sur Romain Fusier qui n’est pas vue par l’arbitre ! Nicolas Nadau le signale à un arbitre sur le bord de touche. La pénalité ne sera pas sifflée.



Sur cette première mi-temps des occasions gâchées, Nicolas Nadau rappelle les consignes qui ont été données dans le vestiaire : « être plus précis pour la tenue du ballon. On veut aller trop vite, on est trop impatient, trop vite passer les bras, trop vite jouer l’offload. Il faut être plus patient, fixer un peu plus cette défense, et tenir le ballon. Quand on le tient, on se crée une occasion sur le porté, deux dans le jeu courant, être plus chez eux, changer les formes de jeu au pied, changer nos comportements sur le plan offensif. »

Les statistiques de la première mi-temps :

Touches (Grenoble) : 5 (100%)

Touche (Vannes) :10, trois ballons volés, un ballon perdu

Mêlée (Grenoble) : 0

Mêlée (Vannes) : 7. deux pénalités contre Grenoble

Pénalité : 2 pour Grenoble et 4 pour Vannes

En-avant Grenoble dans la zone de marque 5, (13ième, 16ième ,22ième ,25ième) ou ailleurs 3 (6ième, 30ième, 38ième) dans d’autres zones : total 8 !

En-avant Vannes dans la zone de marque ou ailleurs 1 (12ième)





Domination stérile



En début de deuxième période, Grenoble tient le ballon. Les consignes de Nicolas sont appliquées à la lettre. Sur une très bonne séquence, Steeve se fait gratter un bon ballon. Le soutien est trop tardif ou trop loin(42ième) sur une autre très bonne séquence, un contact entre deux Grenoblois annule l’action (46ième). Ah ces petites fautes qui stoppent les temps forts. Autre faute ou mauvais choix. Celui d’Éric Escande qui part petit côté dans un deux contre deux (49ième). Pourquoi ne pas avoir tenu le ballon dans un maul ? Grenoble était plutôt efficace. Puis Javakhia fait une faute bête sur le demi de mêlée largement évitable, puis Pio Muarua plaque un joueur sans ballon. Résultat : 3 points donnés. Durant ce premier quart d’heure, Vannes vient pour ainsi dire une fois dans le camp de Grenoble et récupère trois points alors que Grenoble a eu trois bonnes séquences sans récupérer le moindre point. Pire, sur une très bonne relance (55ième), Grenoble arrive à l’entrée des 22m. Il y a un deux contre un à négocier. José Madeira ne peut pas allonger sa passe pour Julien Farnoux, seul dans le couloir des 5m, il donne à Nathan Farissier. Celui-ci porte trop le ballon, il aurait dû redonner à Julien pour attirer le dernier défenseur pour permettre la remise intérieure. Nathan allait se retrouver tout seul à 15 m de la ligne. Essai imparable !

Encore une offensive à l’heure de jeu qui arrive à l’entrée des 22m, mais un nouvel en-avant est commis. Décidément, cette incapacité à tenir le ballon devient frustrante alors que Grenoble occupe le camp vannetais (à 59%). Cependant, l’entrée d’une nouvelle première ligne permet d’inverser la domination en mêlée (13-6, 64ième), puis 16-6 (68ième, faute largement évitable au sol), puis 16-9 (70ième).

On rentre dans le money time, mais tout est encore possible pour Grenoble qui n’a que 7 points de retard, soit un essai transformé à condition d’avoir une bonne occasion. Cela devient tendu et les défenses sont très resserrées. Néanmoins, Grenoble se crée l’occasion tant attendue. Barnabé Couilloud récupère un ballon des mains d’un Vannetais. Il a un boulevard devant lui avec Baustista Ezcurra sur sa gauche tout seul. Essai envisageable même si la défense vannetaise revenait. Barnabé repique au centre sans donner son ballon. Pourquoi pas. L’action rebondit sur l’autre aile avec un quatre contre un qui échoue ! Une main vannetaise a empêché le ballon d’être aplati. Trop de précipitation, trop impatience. De nouveau une grosse occasion, mais nouvel en-avant ! C’en est fini. Vannes est champion et monte en Top 14. Défaite frustrante pour Grenoble qui a commis trop de maladresses dans le jeu. Cela ne pardonne pas.

Les statistiques de la deuxième mi-temps :

Touche (Grenoble) :4(100%)

Touche (Vannes) :6, une touche pas droite

Mêlée (Grenoble) :

Mêlée (Vannes) :4, une pénalité contre Grenoble et Vannes, un bras cassé contre Grenoble

Pénalité : 4 pour Grenoble et 1 pour Vannes

En-avant Grenoble dans la zone de marque : 5 (43ième ,54ième ,60ième ,71ième,74ième )

En-avant Vannes dans la zone de marque : 0 !
 
salut la team du Raffut

voici mon débrief avec bien du retard,


L’envie, le cœur mais pas l’efficacité





Cela devait être le match de tout un groupe de joueurs qui a su déjouer toutes les embuches de la saison. Ce devait être le match de tout un groupe qui allait enfin conjurer le sort d’une saison aux multiples rebondissements émotionnels. Le match qui allait être le point d’orgue de la fin d’une bataille entre la LNR et les dirigeants grenoblois. Le point final d’un bras de fer entre les deux parties qui a débuté en juin dernier juste après l’Access-Match perdu contre Perpignan. Il n’en fut rien. Ce fut au contraire le match de la désillusion. Le match où les Grenoblois n’ont pas su être tueurs sur les quelques occasions qui se sont présentées au cours d’une rencontre hyper-serrée. Les Vannetais qui se voyaient être les petits ont su déjouer les pronostics, ont su être propres sur le peu d’occasions qu’ils se sont procurés.



Les mauvais choix de la première période et les occasions manquées



C’est dans une ambiance de folie que les Vannetais donnent le coup d’envoi. Le public est au rendez-vous, le stade est plein comme un œuf. Les premières passes, les premiers plaquages sont salués. Les Vannetais en possession du ballon sont séchés dans la règle par des Grenoblois très déterminés. Premier ballon vannetais tombé, première récupération des Grenoblois par Régis Montagne qui s’enfonce dans la défense vannetaise. Le ballon ressort vite et part sur les extérieurs. Un quatre contre deux se présente devant les Grenoblois qui préfèrent se dégager au pied plutôt que de tenter le coup. Terrible mauvais choix puisque, d’une part le ballon est contré et d’autre part, les Grenoblois ne jouent pas le surnombre alors qu’il y avait un trou béant sur les extérieurs, de quoi affoler la défense morbihannaise. Là, je n’ai pas compris. Conséquence, le ballon contré sort à 5m de l’en-but isérois. Première touche et premier ballon volé par l’alignement grenoblois ! Mais les Vannetais mettent la pression au pied et arrivent à occuper le camp des Isérois qui bataillent ferme en défense en se montrant intraitables. Cependant, ils n’arrivent pas à sortir de leur camp par un jeu au pied très long (Grenoble jouait contre le vent). Pendant 10 minutes, c’est le siège du camp grenoblois et la défense finit par craquer : essai Vannes 7-0 (11e). Puis Grenoble réduit le score après une première incursion. (7-3, 17ième)

Survient, alors l’occasion de revenir au score et de reprendre la tête(19e). Un très bon contest de Bautista Ezcurra permet aux Grenoblois d’obtenir une pénaltouche vers la ligne des 22m. La prise à deux mains par l’alignement isérois est parfaite, un maul dynamique s’enclenche et la torture à 16 pattes avancent bien. Le maul sur une bonne lancée arrive à 5m de la ligne, l’essai est imparable, encore quelques pas et Barnabé Massa bien calé derrière le groupé n’a plus qu’à s’écrouler derrière la ligne. Malheureusement, le talonneur fait le choix de sortir du maul et d’y aller seul. Sa course est rapide, la ligne se rapproche, mais le ballon (sous le bras droit) vient buter sur le dernière défenseur (il aurait pu mettre le ballon sous son autre bras), ce qui lui fait tomber le ballon juste avant d’aplatir. En-avant et grosse occasion vendangée ! A ce niveau de compétition, cela ne pardonne pas ! Inutile d’accabler ce jeune joueur bourré de talent qui a dû revoir l’action en boucle dans sa tête toute la nuit.

A la 24ième, Grenoble obtient une bonne pénalité au 40m en face des perches. Sam Davies décide de la jouer vite, s’enfonce dans la défense, mais sans soutien, alors à quoi bon partir seul ? Il doit prolonger au pied et perd le ballon ! Mauvais choix et grosse occasion vendangée de revenir à un point alors que Grenoble commençait à remettre la main sur le match.

A la 28ième, dans un ballon au sol, Romain Fusier emporté par son élan, se retrouve dans le camp de Vannes et empêche la sortie du ballon, alors que Steeve était bien calé pour réaliser un bon contest. Une faute totalement inutile. Et surtout, une pénalité que Grenoble pouvait récupérer dans les 22 m de Vannes !

En fin de première période, sur une séquence de plus de trois minutes de jeu, Grenoble se procure une nouvelle grosse occasion qui se termine par un en-avant à 3m de la ligne ! (38ièm). Encore une occasion qui s’envole qui aurait permis de passer devant au score juste avant la mi-temps. Vannes comprend que les hommes du duo Pézery-Nadau n’y arrivent pas devant la ligne. Cependant, pendant cette séquence, il y a un plaquage haut d’Arrate sur Romain Fusier qui n’est pas vue par l’arbitre ! Nicolas Nadau le signale à un arbitre sur le bord de touche. La pénalité ne sera pas sifflée.



Sur cette première mi-temps des occasions gâchées, Nicolas Nadau rappelle les consignes qui ont été données dans le vestiaire : « être plus précis pour la tenue du ballon. On veut aller trop vite, on est trop impatient, trop vite passer les bras, trop vite jouer l’offload. Il faut être plus patient, fixer un peu plus cette défense, et tenir le ballon. Quand on le tient, on se crée une occasion sur le porté, deux dans le jeu courant, être plus chez eux, changer les formes de jeu au pied, changer nos comportements sur le plan offensif. »

Les statistiques de la première mi-temps :

Touches (Grenoble) : 5 (100%)

Touche (Vannes) :10, trois ballons volés, un ballon perdu

Mêlée (Grenoble) : 0

Mêlée (Vannes) : 7. deux pénalités contre Grenoble

Pénalité : 2 pour Grenoble et 4 pour Vannes

En-avant Grenoble dans la zone de marque 5, (13ième, 16ième ,22ième ,25ième) ou ailleurs 3 (6ième, 30ième, 38ième) dans d’autres zones : total 8 !

En-avant Vannes dans la zone de marque ou ailleurs 1 (12ième)





Domination stérile



En début de deuxième période, Grenoble tient le ballon. Les consignes de Nicolas sont appliquées à la lettre. Sur une très bonne séquence, Steeve se fait gratter un bon ballon. Le soutien est trop tardif ou trop loin(42ième) sur une autre très bonne séquence, un contact entre deux Grenoblois annule l’action (46ième). Ah ces petites fautes qui stoppent les temps forts. Autre faute ou mauvais choix. Celui d’Éric Escande qui part petit côté dans un deux contre deux (49ième). Pourquoi ne pas avoir tenu le ballon dans un maul ? Grenoble était plutôt efficace. Puis Javakhia fait une faute bête sur le demi de mêlée largement évitable, puis Pio Muarua plaque un joueur sans ballon. Résultat : 3 points donnés. Durant ce premier quart d’heure, Vannes vient pour ainsi dire une fois dans le camp de Grenoble et récupère trois points alors que Grenoble a eu trois bonnes séquences sans récupérer le moindre point. Pire, sur une très bonne relance (55ième), Grenoble arrive à l’entrée des 22m. Il y a un deux contre un à négocier. José Madeira ne peut pas allonger sa passe pour Julien Farnoux, seul dans le couloir des 5m, il donne à Nathan Farissier. Celui-ci porte trop le ballon, il aurait dû redonner à Julien pour attirer le dernier défenseur pour permettre la remise intérieure. Nathan allait se retrouver tout seul à 15 m de la ligne. Essai imparable !

Encore une offensive à l’heure de jeu qui arrive à l’entrée des 22m, mais un nouvel en-avant est commis. Décidément, cette incapacité à tenir le ballon devient frustrante alors que Grenoble occupe le camp vannetais (à 59%). Cependant, l’entrée d’une nouvelle première ligne permet d’inverser la domination en mêlée (13-6, 64ième), puis 16-6 (68ième, faute largement évitable au sol), puis 16-9 (70ième).

On rentre dans le money time, mais tout est encore possible pour Grenoble qui n’a que 7 points de retard, soit un essai transformé à condition d’avoir une bonne occasion. Cela devient tendu et les défenses sont très resserrées. Néanmoins, Grenoble se crée l’occasion tant attendue. Barnabé Couilloud récupère un ballon des mains d’un Vannetais. Il a un boulevard devant lui avec Baustista Ezcurra sur sa gauche tout seul. Essai envisageable même si la défense vannetaise revenait. Barnabé repique au centre sans donner son ballon. Pourquoi pas. L’action rebondit sur l’autre aile avec un quatre contre un qui échoue ! Une main vannetaise a empêché le ballon d’être aplati. Trop de précipitation, trop impatience. De nouveau une grosse occasion, mais nouvel en-avant ! C’en est fini. Vannes est champion et monte en Top 14. Défaite frustrante pour Grenoble qui a commis trop de maladresses dans le jeu. Cela ne pardonne pas.

Les statistiques de la deuxième mi-temps :

Touche (Grenoble) :4(100%)

Touche (Vannes) :6, une touche pas droite

Mêlée (Grenoble) :

Mêlée (Vannes) :4, une pénalité contre Grenoble et Vannes, un bras cassé contre Grenoble

Pénalité : 4 pour Grenoble et 1 pour Vannes

En-avant Grenoble dans la zone de marque : 5 (43ième ,54ième ,60ième ,71ième,74ième )

En-avant Vannes dans la zone de marque : 0 !
 
Retour
Haut