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Debrief 23/24 Reprise en demi-teinte

Fred Fcg

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8 Novembre 2022
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Bonjour les ami(es) , voici mon debrief du match contre Soyaux-Angoulême

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Mais que ce fut dur d’arracher les quatre points de la victoire pour les hommes du duo Nadau-Pézery ! Le dénouement est survenu dans les dix dernières minutes, et encore, on aura tremblé jusqu’au bout dans cette rencontre au cours de laquelle la prestation des Grenoblois aura été bien loin de celle du dernier match à Vannes. Les quinze jours de repos étaient nécessaires pour ressourcer les organismes, panser les blessures, pour se refaire une santé mentale. Cette période aura malheureusement mis en veille les automatismes et le rythme de la compétition. Rien à voir avec le dernier match du bloc précédent. Ce retour à la réalité du terrain face à un adversaire, qui lutte pour le maintien montre très clairement que les Grenoblois ont eu une reprise bien difficile, manquant de vitesse d’exécution, de repères collectifs. Fort heureusement, l’état d’esprit et la solidarité au sein de l’effectif isérois leur ont permis de vaincre un adversaire coriace qui se bat comme un damné pour éviter une relégation.



Un début difficile suivi d’une domination stérile

Dès les premières minutes, la fébrilité atteint les deux équipes. Un en-avant à la réception du ballon, puis une pénalité en mêlée côté angoumoisin non convertis en points par les Isérois peu efficaces sur une pénaltouche à 5 m de l’en-but manquant de vitesse. C’est véritablement un match de reprise pour les deux équipes. Cependant, sur un lancement de jeu des Charentais, les hommes d’Alexandre Ruiz, bien plus en jambe que les Grenoblois, cassent deux placages et se retrouvent dans l’en-but : 0-7 (4e). Puis sur une nouvelle incursion, Ben Botica, le buteur charentais, ajoute trois nouveaux points. 0-10 en moins d’un quart d’heure. On ne pouvait pas imaginer pire scénario pour les hommes de Nicolas Nadau, totalement dépité de voir ses joueurs aussi maladroits, balbutiant leur rugby. Et ce n’est pas la conquête qui le rassure : deux ballons perdus sur deux lancers consécutifs (15 et 17e), puis un bras cassé en mêlée fermée (18e). Les attaques grenobloises se montrent tout aussi décevantes avec de nombreux ballons tombés lors des dernières passes ou alors se montrent incapables de prendre de vitesse la défense angoumoisine bien en place. Grenoble a les ballons, occupe et domine son adversaire, mais le jeu est brouillon et terriblement peu réaliste.

DSC_6861 (Copier).JPGA la vingt-quatrième minute, sur une énième tentative avortée, les coéquipiers de Steeve Blanc-Mappaz finissent, enfin, à scorer : une pénalité en face des poteaux : 3-10, mais toujours pas d’essai. Néanmoins ces trois petits boostent toute l’équipe qui continue sa domination. Nouvelle attaque des trois-quarts, mais encore un ballon qui tombe et toujours pas de franchissement ! C’est tout le contraire de Soyaux-Angoulême qui perce de nouveau le rideau défensif grenoblois, encore un retard dans le placement. Pénaltouche à 5m de l’en-but dauphinois. Allons-nous assister au deuxième essai du SA XV ? Cette fois-ci l’engagement de la défense iséroise fait plaisir à voir. Le maul angoumoisin est stoppé dans les règles, les placages sont propres. Rien ne passe. Sur une série interminable de rucks, la défense grenobloise arrive à mettre les mains sur le ballon. Pénalité pour les Rouge et bleu qui sortent sans encombre, la tête haute d’une séance de défense à 5m de leur ligne. Ils réinvestissent dans la foulée le camp des Charentais, mais se montrent toujours aussi peu efficaces : deux nouveaux ballons perdus en touche et une action d’essai qui échoue dans l’en-but, le ballon n’ayant pu être aplati (37ième). La mi-temps est sifflée sur un score peu flatteur pour les locaux (3-10) qui regagnent les vestiaires sous les huées du public peu satisfait de cette domination stérile qui s’explique par les nombreuses scories dans le rugby pratiqué par les Isérois. Si certains pensaient que les Grenoblois n’allaient faire qu’une bouchée de leur adversaire, quatorzième du championnat, c’était assurément mal connaître la force mentale de cette équipe charentaise, qui a montré des vertus de courage et d’abnégation remarquables.


Enfin le réveil des Grenoblois

J’imagine, aisément que le discours des coachs grenoblois a dû pointer du doigt les multiples maladresses, mais a dû réaffirmer les consignes afin de galvaniser le groupe. Dès le retour des vestiaires, on assiste au premier franchissement de Geoffrey Cros, qui d’une belle course en travers arrive à se déjouer du premier rideau défensif, cependant, le soutien n’est assez prompt. L’action avorte. Grenoble récupère une pénalité qui est transformée par Romain Trouilloud, toujours aussi précis dans ses tentatives de tir au but. (6-13, 46e). Cette action a sonné le réveil de toute l’équipe qui met nettement plus d’énergie dans ce qu’elle entreprend. Cette débauche d’engagement de tout un collectif se traduit cinq minutes plus tard par un magnifique maul plein de vitesse et d’énergie qui envoie Barnabé Massa derrière la ligne ! Au passage, il faut saluer le très bon jeu au pied de Max Clément qui a su trouver une magnifique pénaltouche à 5m de la ligne. Le public, quelque peu atone devant le spectacle indigent de la première période, retrouve le sourire et salue comme il se doit ce premier essai. 13-13 (53e). Peut-on, dorénavant, envisager une tout autre issue après ce sursaut d’orgueil pour les Grenoblois ? Eh bien, le public va vite déchanter. Alors que les Charentais subissent les assauts des attaques grenobloises, manquant toujours de réalisme (encore deux ballons perdus en touche), ils exploitent un ballon perdu et se retrouvent dans la zone de marque. La défense iséroise est sanctionnée d’une pénalité à 5m de la ligne. Tardant à se replacer, elle se fait surprendre par un avant charentais qui franchit la ligne ballon sous le bras. 13-18 (62e, transformation loupée). Tout est à refaire !

Une fin à suspense

DSC_7023 (Copier).JPGPiqué au vif, Steeve Blanc-Mappaz remobilise ses coéquipiers. Immédiatement le coup de renvoi, les Grenoblois sont de nouveau à l’attaque. Mêlée introduction Grenoble, lancement de jeu immédiat. Sam Davies, qui faisait son grand retour, voit Steeve tout seul dans le couloir opposé, lui adresse une merveille de passe au pied dont le ballon atterrit pile poil dans les bras de Steeve, qui se lance dans une course pleine d’énergie. Petit crochet qui lui permet de repiquer intérieur et d’élimer le dernier défenseur, Steeve dépose le ballon dans l’en-but devant la tribune des supporters qui explosent de joie ! 18-18 (65e, hélas, la transformation est loupée). On respire un peu mais rien n’est fait. Les Grenoblois, motivés par les encouragements de Nicolas Nadau, qui, debout sur le bord du terrain, sent que son équipe, a besoin d’un coup de semonce. La conquête en touche semble régler. Nouvelle attaque dangereuse des Dauphinois stoppée par une faute charentaise en face des perches. Romain Trouilloud ne manque pas la cible : 21-18, pour la première fois de la partie, Grenoble passe devant au score (72e). La fin de la rencontre est angoissante des deux côtés. Les deux équipes commettent des fautes dont aucune n’arrive à en tirer profit. Grenoble a un bon ballon en touche dans le camp angoumoisin, mais une faute au sol est commise. Mêlée, introduction Soyaux. Faute grenobloise ! Les Charentais ont une ultime bonne munition d’attaque. Le stress dans le camp grenoblois est à son comble. Nicolas Nadau hausse la voix pour que ses joueurs ne lâchent rien. Touche Soyaux parfaitement exécutée. Un maul se forme, avance. La défense grenobloise le stoppe, arrive à mettre les mains sur le porteur du ballon. La progression du maul s’arrête. L’arbitre siffle la fin du match en redonnant le ballon aux Grenoblois qui exultent de joie ! Ouf, victoire laborieuse aux forceps, mais victoire quand même et, quatre points au classement qui font du bien. On s’attendait à un tout autre scénario après l’euphorie de la victoire à Vannes. Chaque match est un éternel recommencement.

Au vu des résultats de cette vingt-quatrième journée, le retour à la compétition n’aura pas été de tout repos pour toutes les équipes. Aucune équipe victorieuse n’a réussi à distancer son adversaire de plus de quatre points. Les équipes sont entrées dans le sprint final du championnat. Rien n’est joué à tous les niveaux du classement. La bataille pour les places qualificatives, hormis pour le trio de tête (Vannes, Béziers, Provence) fait rage. Quatre à cinq équipes se tiennent dans un mouchoir de poche pour la sixième place. Rien n’est fait. Dans le bas du classement, même remarque. On pensait Rouen définitivement condamné. Rien n’est fait. J’ai l’impression que la force mentale va prendre le dessus. Si la place de sixième est encore possible pour le FCG, le prochain match à Nevers va peser lourd dans la balance. Les Grenoblois devront être moins maladroits s’ils veulent ramener quelque chose de leur déplacement qui s’annonce bien périlleux. Une revanche du match aller serait la bienvenue.



Les statistiques de la première mi-temps :
  • Touches (Grenoble) :13, quatre ballons perdus !
  • Touche (SA) : 3, aucun ballon volé
  • Mêlée (Grenoble) : 3, une pénalité contre SA
  • Mêlée (SA) : 6, deux bras cassés contre Grenoble.
  • Pénalité : 3 contre Grenoble et 8 contre SA

Les statistiques de la deuxième mi-temps :
  • Touche (Grenoble) :9, une pas droite, un ballon perdu après la touche
  • Touche (SA) : 3, aucun ballon volé
  • Mêlée (Grenoble) : 3, une mêlée pénalisée contre SA
  • Mêlée (SA) :4, deux pénalités contre Grenoble
  • Pénalité :5 contre Grenoble, 6 pénalités contre SA
Photos : Karine Valentin
 
Dernière édition par un modérateur:
Merci @Fred Fcg pour ton compte-rendu.
Une victoire poussive des grenoblois qui auraient très bien pu perdre cette rencontre. Cela me rappelle certaines victoires de l'an passé à l'arrache.
J'espère que cela laisse augurer de bonnes choses pour la suite.

Le FCG, on le sait, à tendance à se mettre au niveau de l'adversaire. Soyaux est une bonne équipe mais limitée tout de même. Ils ont réussi à nous faire douter. Bravo à eux.

A Grenoble, il y a trop de fautes de mains et la touche n'est définitivement pas notre point fort. En début de match, nous devons marquer sur nos penaltouches, cela aurait changer la physionomie du match.

Il faudra faire bien mieux à Nervers vendredi. C'était un match de reprise ok, maintenant il faut passer la vitesse supérieure comme l' adit très justement Romain Trouilloud.

4 points de la victoire et 3 points de retard sur le 6ème. C'est ce qu'il faut retenir. La course contre la montre est lancée !!
 
Merci @Fred Fcg ! L'essentiel a été assuré. Mais on est pas passé loin de la correctionnelle. Comme souvent, on a l'impression que le FCG a besoin d'être outsider pour sortir le grand jeu. Dès qu'il est en position de favori, c'est plus compliqué.
 
Et oui, c'est bien cela le danger pour le FCG. A Nevers, ils ne seront pas favoris, mais est-ce que pour autant, ils vont réussir le coup parfait ?
 
Et oui, c'est bien cela le danger pour le FCG. A Nevers, ils ne seront pas favoris, mais est-ce que pour autant, ils vont réussir le coup parfait ?
Ça donnera en tous cas un aperçu de l'état d'esprit du groupe dans cette dernière ligne droite.
 
Très bon résumé, certes un peu complaisant, mais je l'accepte tout à fait. Nous avons vu une équipe qui a joué 30/35 min dans les vingt-deux mères adverses sans pouvoir marquer un essai. Rien n'était présent, pas de rythme, pas de technique, pas de notion de groupe.. Nadeau sur le banc de touche était souvent dépité.. Mais nous avons eu là la facette sombre de l'équipe, elle sera suivie par la facette éclairée, puis à nouveau... le plus déstabilisant pour le supporter c'est la totale inconstance de l'équipe..
 
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