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Debrief 23/24 VANNES / FCG : le débrief

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Vannes s’est pris un mur !



« Elle fait du bien celle-là, c’est énorme… » Steeve Blanc-Mappaz était heureux et fier de son équipe à l’issue de la rencontre. Le capitaine grenoblois, ancien de la maison vannetaise, sait mieux que personne combien il est difficile de venir s’imposer sur les bords de l’Atlantique. Pourtant, ils l’ont fait ! les grenoblois ont fini par écœurer le leader de la ProD2, à force de défense, de solidarité et d’abnégation. Le FCG a mis les ingrédients pour glaner une victoire importante au classement mais surtout une victoire qui va permettre aux isérois de comprendre que lorsqu’ils le veulent, ils peuvent battre n’importe qui.

Après ses 2 derniers déplacements, à Mont de Marsan et Agen, où il avait encaissé pas loin de 80 points sur ces 2 matchs, le FCG a su redresser la barre et mettre l’accent sur la défense, celle qui lui avait donc fait défaut par 2 fois.

Comme un symbole, il faut retenir les stats : Barnabé Massa fut le meilleur plaqueur de son équipe sur la pelouse de la Rabine : 31 placages pour le jeune talonneur, en juste 60 minutes passées sur la pelouse. José Madeira, 22 placages, et Antonin Berruyer, 19 placages, n’étant pas en reste. Toute l’équipe s’est mise au diapason de son talonneur pour repousser durant 80 minutes, les assauts du leader breton.

Le FCG a joué tout de même. D’ailleurs, ce sont les grenoblois qui ont allumé la 1ère mèche, lorsque Julien Farnoux a réussi à prendre l’intervalle et à casser 2 placages dans les 40 mètres de Vannes. Mis à la faute, la défense bretonne allait offrir la possibilité à Romain Trouilloud d’ouvrir la marque ce que ne manquera pas de faire le centre grenoblois. 3 à 0 et une bonne entame malgré une pelouse humidifiée par la pluie. Bien en jambes, le FCG allait bénéficier d’une nouvelle pénalité pour aller en touche. Malheureusement, le péché mignon du FCG allait se révéler être le talon d’Achille de la formation iséroise. Le ballon étant perdu sur l’action. Vannes allait se reprendre après un début timide et, certains de ses force, allait lui aussi jouer la carte de la pénaltouche. C’est là, que l’on a vu que le FCG était venu avec l’intention de ne rien laisser passer. Par deux fois la défense grenobloise allait repousser les ballons portés de Vannes. Les ¾ grenoblois n’étaient pas en reste lorsque Vannes tentait de passer au large. Vannes ne voulait pas abdiquer. Bien leur en a pris puisque sur leur 3ème tentative à partir d’une pénaltouche, Arate mettait de la vitesse en feintant le maul pour servir Kalamafoni lancé plein champ. Le numéro 8 vannetais passait entre les mailles du filet grenoblois pour inscrire le 1er essai du match. Maxime Lafage transformait face aux poteaux. 7 à 3 après 17 minutes de jeu. Le leader venait de monter que sa 1ère place n’était pas usurpée. Les grenoblois, de leur côté, voulaient prouver que leur 11ème place ne reflétait pas leur niveau d’ensemble. Durant la 2ème partie de cette 1ère mi-temps, on va assister à une bataille physique entre les 2 équipes. D’un côté, Vannes qui produisait du jeu et de l’autre, Grenoble qui s’efforçait de bloquer toutes les tentatives du leader, mais en jouant les ballons lorsqu’ils en avaient la possibilité. Malheureusement lorsque le FCG avait l’occasion de se montrer dangereux, les pertes de balles en touche venaient stopper toute possibilité offensive. Il fallait alors faire autrement. Erwan Dridi, ancien vannetais tout comme son capitaine, mettait le feu dans la défense et servait Trouilloud qui était repris à 5 mètres de la ligne. Après un effort collectif, c’est Elie Eglaine qui allait aplatir le ballon derrière la ligne. Un essai validé par Monsieur Noirot qui avait bien vu le pilier grenoblois poser le ballon dans l’en-but breton. En coin, Romain Trouilloud va transformer et donner 3 points d’avance à son équipe à 10 minutes du terme de la 1ère période (7-10 32ème). Vexés, Vannes allait tout de suite reprendre sa domination. Grattant le ballon après la réception grenobloise sur la remise en jeu, Monsieur Noirot accordait une pénalité sur les 22 mètres de Grenoble. Echaudés par leurs échecs précédents sur maul, Vannes demandait les points. En vain, puisque Maxime Lafage envoyait le ballon à gauche des poteaux. Malgré toutes ses actions offensives, Vannes ne parvenait pas à déborder la défense grenobloise. Le FCG était extrêmement solide et faisait mal physiquement à son adversaire. Grenoble menait à la pause sur la pelouse du 1er de la ProD2. Une avance méritée pour un FCG qui montrait les muscles et qui était clinique en marquant sur chacune de ses opportunités.

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Grenoble repart en vainqueur de Bretagne



A la reprise, la rencontre restait sur la même physionomie avec des vannetais qui étaient offensifs et des grenoblois qui restaient solides en défense et en mêlée. Tellement que le FCG choisissait de jouer des mêlées plutôt que des touches. Et puis, Grenoble avait aussi envie de jouer. Javakhia, entré à la place de Lainault, lançait une offensive petit côté et servait Blanc-Mappaz qui raffûtait son vis-à-vis pour se dégager du placage. Raffut -Alpin- gagnant pour le capitaine grenoblois qui pouvait inscrire le 2 essai grenoblois de la soirée. Efficace au pied, Trouilloud, auteur d’un 100% hier soir, donnait 2 points de plus à son équipe. 7 à 17 pour le FCG à 30 minutes de la fin du match. Vannes était brouillon. Les bretons étaient toutefois dangereux sur chacune de leurs attaques mais soit la défense grenobloise cassait la dynamique, soit les vannetais étaient maladroits. Le temps passait, Grenoble prenait de l’épaisseur et les bretons se trouvaient sans véritable solution. Pourtant, la touche grenobloise était défaillante : lancés pas droits ou contre des vannetais. Vannes ne parvenait pas à profiter du seul défaut grenoblois de la soirée. Mathis Sarragallet était prié de rejoindre le banc pour un en avant volontaire sur placage selon l’avis de l’arbitre. Réduit à 14, le FCG allait redoubler d’efforts pour contenir la furia vennetaise. Massa, de retour pour suppléer Sarragallet, allait être le symbole de ces efforts : le jeune champion du monde U20, allait littéralement désintégrer le pilier Bezat sur un placage offensif sur ses propres 22 mètres. Le poing brandit, le talonneur haranguait ses coéquipiers qui se solidarisaient encore plus. Un état d’esprit remarquable suivi d’actes. Le FCG venait de trouver sa défense, celle que l’on avait peu vu sur les dernières rencontres. Vannes ne savait plus quoi faire. Pourtant les bretons tentaient mais en vain. Lafage assurait, cette fois-ci, les 3 points sur pénalité, histoire de pouvoir encore espérer les points du match nul. 10 à 17 et 10 minutes à jouer. Seulement 3 points encaissés en infériorité numérique, Grenoble, était de nouveau à 15 pour la fin de match. Vannes poussait et Max Clément sauvait la patrie en étant le plus prompt à aplatir dans son en-but après un coup de pied rasant de Debaes. Ouf !! il ne restait plus que quelques minutes à tenir pour les grenoblois. Dridi au pied, Couilloud au pied également dégageaient le ballon lorsque Grenoble le récupérait. Dridi, à l’image de Massa, plaquait durement ses adversaires. C’est sur un de ses placages que le FCG allait récupérer le ballon à 2 minutes du terme. 2 minutes durant lesquelles les grenoblois allaient être solides en mêlée (bravo à Théo Lavoine pour sa très solide entrée) et intelligents dans la conservation du ballon. C’est Romain Trouilloud qui allait libérer son équipe en tapant en dehors des limites du terrain une fois que la sirène eut retentie. Victoire héroïque des grenoblois alors que peu de monde les attendait à pareil fête. Une victoire qui faisait un bien fou au FCG après plusieurs rudes déconvenues à l’extérieur.

Cette victoire était synonyme de remonter au classement puisque le FCG pointe désormais à la 9ème place, toujours à 3 points de la 6ème. Un classement très serré puisque 5 équipes se tiennent en quelques points entre la 6 et la 11ème place.

Grenoble a marqué le coup sur cette 23ème journée en s’imposant face au leader. Un message envoyé à ses concurrents mais surtout un message envoyé à lui-même : le FCG est capable de tout, la preuve. Dans 3 semaines, c’est Soyaux-Angoulême qui va se présenter au SDA. En négociant bien cette rencontre, le FCG pourrait bien faire son retour dans les 6. Mais attention à ne pas se voir trop beau.

Les grenoblois vont savourer ce succès et certainement se regonfler le moral.



Les + :

- la défense évidemment : rarement cette saison, les grenoblois auront été autant solidaires en défense, tant individuellement que collectivement. Vannes a clairement été éteint par la défense des rouges et bleus.

- la mêlée : les grenoblois on fait plus que rivaliser en la matière. Mention à Lavoine qui a été au niveau pour sa première

- Max Clément : dans la lignée de son match face à Rouen, le jeune numéro 10 a été le maitre à jouer de son équipe tant en attaque qu’en défense

- SBM : le capitaine grenoblois a su mettre son équipe dans l’avancée et a, encore, marqué un essai

- Barnabé Massa : match XXL pour le talonneur grenoblois qui, a 19 ans, a fait étalage de tout son talent dans le jeu et en défense : 31 placages !! énorme !

- Citons également, Farnoux, Trouilloud, Madeira, Lainault, Philips, Berruyer bref toute l’équipe est à féliciter.



Les - :

- la touche encore une fois : trop de pertes de balles dans ce secteur. Pourtant il y a eu quelques contres bien sentis en défense. Trop juste encore.

- La discipline en début de match. Les grenoblois se sont bien repris ensuite
 
Dernière édition:
Bonjour les ami(es)

voici mon débrief

Avec pragmatisme et héroïsme



Décidément, les Grenoblois sont vraiment imprévisibles. Humiliés, avec quarante points encaissés à Agen, puis revigorés à domicile contre Rouen, les Grenoblois abordaient le long déplacement à Vannes, chez le leader, avec l’intention de ne pas refaire les mêmes erreurs que lors de leur précédente sortie. « Nous savons à quoi nous attendre et nous ne ferons pas deux fois les mêmes erreurs » déclarait de Max Clément, avant la rencontre auprès de Jean-Pierre Dunand, journaliste au Midi Olympique. Entre les bonnes intentions la veille de la rencontre et la réalité sur le terrain, le jour j, les Grenoblois nous ont habitué à bien des écarts entre les propos d’avant match et le score final comme en témoignent les trois derniers déplacements qui se sont soldés par des échecs cuisants. Cependant, les propos de Max ne devaient pas faire ressortir le nouvel état d’esprit du groupe, qui depuis le remaniement du staff en interne et la fin des affaires extra-sportives a dû resserrer les joueurs encore plus, autour du projet initial d’atteindre le Top 6. Seulement voilà, aller s’imposer à Vannes, dont l’équipe a fait un 20 sur 20, avec quatre victoires bonifiées depuis janvier 2024 à domicile relevait de la gageure. Néanmoins, en sport, rien n’est écrit d’avance et les statistiques ne donnent toujours pas la vérité.



Une entame sérieuse

Devant des tribunes totalement remplies par des Morbihannais à fond derrière leur équipe, les Grenoblois sont très vite rentrés dans la partie. Première possession et très bonne séquence avec de nombreux temps de jeu dans le camp vannetais sans faire de faute. Ce sont, au contraire, les hommes de Jean-Noël Spitzer qui se montrent indisciplinés à l’entrée des 22m. Dans un silence religieux, Romain Trouilloud, sans trembler, ajuste la mire. Grenoble prend le score et mène 3-0. Du bord de touche, Nicolas Nadau applaudit des deux mains et pousse les décibels pour encourager ses joueurs, qui appliquent les consignes travaillées durant la semaine. Ceci dit, la réaction vannetaise ne tarde pas à venir. Grosse percée plein axe de Vannes, la défense grenobloise est sur le reculoir et commet trois pénalités en quatre minutes. Sans prendre les points au pied, les Vannetais choisissent les pénaltouches. Ils s’y reprennent à trois reprises pour marquer leur premier essai (7-3, 17e). Accusant le coup, les Isérois ne perdent pas pour autant leur plan de jeu, ils restent appliqués en défense avec sérieux. Seul bémol, une conquête en touche défaillante avec quatre ballons perdus sur dix lancers durant le premier acte. Fort heureusement, cela sera sans conséquence au tableau d’affichage, la défense iséroise se mobilise comme jamais pour récupérer les ballons perdus. Il faut dire, aussi, que l’attaque vannetaise se montre particulièrement maladroite par moments commettant des pertes de balle sur les dernières passes.

Peu avant la demi-heure de jeu, les hommes de Nicolas Nadau remettent la main sur le ballon et réinvestissent le camp des Bretons à la faveur d’une pénalité suivie de touches consécutives (29ième et 31ième). Comme leur adversaire, les Grenoblois décident de procéder par pénaltouche. Choix payant à la trente-deuxième minute lorsque, sur une grosse séquence de possession, Elie Eglaine dépose le ballon sur la ligne à la sortie d’un ruck. Coup de froid dans le stade de la Rabine. Toujours aussi précis dans ses tentatives de tir, Romain Trouilloud transforme le premier essai grenoblois : 7-10. Incroyable début de rencontre de la part des Grenoblois qui rivalisent sans complexe face au leader qui domine dans l’occupation et dans la possession, mais de façon stérile. Le score en restera là jusqu’à la fin de la première mi-temps. Durant ces quarante minutes, le rythme a été soutenu de la part des deux équipes, ainsi que l’engagement dans toutes les phases de combat. Comme le dira Patrick Pézery dans le couloir qui mène aux vestiaires : « Pour l’instant, on rivalise avec les Vannetais ». Dans son for intérieur, Il doit sans doute se dire : « pourvu que mes joueurs poursuivent avec la même abnégation durant encore quarante minutes et sans sortir du plan de jeu. »

Et Steeve surgit

Après le retour des vestiaires, les Vannetais se montrent plutôt fébriles : un bras cassé en mêlée, un lancer pas droit et deux touches directes. Belle aubaine pour les Dauphinois, qui jouent toujours sans la peur de mal faire. Sur un lancement de jeu après une bonne touche, le ballon circule parfaitement de mains en mains, puis finit par arriver sur les extérieurs. Dans le prolongement de l’offensive, Steeve Blanc-Mappaz surgit ballon en main, prend l’intervalle, puis raffute un dernier défenseur avant de terminer sa course dans l’en-but ! Second coup de froid dans les travées de la Rabine dont le public, toujours aussi silencieux au moment de la transformation, constate avec effroi les dix points de retard de leur équipe au tableau d’affichage. (7-17, 50e). Jean-Noël Spitzer procède, alors à une série de changements faisant rentrer les finisseurs. Ses joueurs se lancent à corps perdu dans la bataille pour revenir au score. La défense grenobloise, pleine de sang-froid, dépense une débauche d’énergie incroyable, plaque à tour de bras sans aller au-delà de la règle, même si Mathis Sarragallet est sanctionné d’un carton jaune, bien sévère à mon goût. Son plaquage fait faire un en-avant, qui ne me semble pas spécialement volontaire (60ième).

Une défense héroïque

Fort de cette supériorité numérique, les Bretons poussent de plus en plus fort. Grenoble ne fait que défendre. Chaque Grenoblois défend la ligne avec un engagement remarquable. José Madeira récupère une pénalité sur un contest (65ième) qui fait un bien fou à tous ces coéquipiers qui peuvent souffler un peu. Les Vannetais sont toujours aussi peu efficaces dans les dernières passes perdant le ballon successivement sur quatre occasions. A l’approche des dix dernières minutes, Max Clément, auteur d’une nouvelle belle prestation pour sa deuxième titularisation, sauve son équipe dans d’un essai imparable. Cela devient de plus en plus insoutenable devant la ligne d’en-but grenobloise tellement les Bretons se montrent de plus en plus dangereux, mais incapables de la franchir. Quelque peu résigné, sur une nouvelle pénalité, le buteur vannetais prend les points au lieu de prendre la pénaltouche (10-17, 71ième). Plus que sept points d’avance à moins de dix minutes de la fin de la rencontre. Le suspense est à son comble. L’héroïsme de la défense grenoblois fait plaisir à voir. Sur un lancer breton à cinq minutes du terme, le contre isérois vole une belle munition d’attaque. Sur le bord de touche, côté grenoblois, on commence à voir les premiers sourires. Nouvel en-avant de Vannes, dernière mêlée du match. Le ballon est bien digéré. Quelques secondes après, il est expédié dans les tribunes. Véritable exploit de Grenoble qui remporte une victoire chez le leader du championnat. Ce succès est le fruit d’un pragmatisme remarquable en attaque et d’une défense héroïque. Les statistiques des plaquages en disent long sur leur investissement : Barnabé Massa,31 plaquages, Madeira 22 et Berruyer 19 ! Les hommes du duo Nadau-Pézery ont été efficaces dans la zone de marque sur leurs temps forts. Ils sont restés connectés sur leur ligne en défense. Le deuxième rideau ainsi que le troisième terminaient le travail sans faire de faute au sol ou très peu. Bravo Messieurs !

Au classement, Grenoble est à quatre points de la sixième place. On peut encore rêver des phases finales. Mais, avant cela, savourons cette belle victoire.

Les statistiques de la première mi-temps :

Touches (Grenoble) :10, quatre ballons perdus !

Touche (Vannes) : 9, un ballon volé

Mêlée (Grenoble) : 1

Mêlée (Vannes) : 1

Pénalité : 7 contre Grenoble et 5 contre Vannes

Les statistiques de la deuxième mi-temps :

Touche (G) :6, une pas droite, un ballon perdu au sol, un ballon contré

Touche (V) : 8, un ballon volé

Mêlée (G): 6, un bras cassé de chaque côté, une mêlée pénalisée contre Grenoble

Mêlée (V) :2

Pénalité :3 contre Grenoble et carton jaune, 3 pénalités contre Vannes
 
Merci Messieurs, c'est toujours un plaisir de vous lire. Un énorme bravo à l'équipe et au staff. Voilà un succès majeur en terre hostile. Ils se redonnent le droit de voir plus loin, plus haut. Fier de cette équipe et de ce qu'elle est en train de réaliser.
 
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