Bonjour la team du raffut alpin, voici mon débrief du match contre Dax
Le cinquantième rugissant en pleine face !
Il restait sept matchs et une dernière occasion d’aller chercher une place qualificative, puisqu’à dix longueurs du sixième, mathématiquement, il était logique de penser qu’en terminant la saison en boulet de canon, les Grenoblois pouvaient encore accrocher un accessit. Le manager Jeff Dubois, afin de réenclencher une dynamique positive et rebooster le moral de son groupe avait demander à son président trois jours de stage, hors des murs de Lesdiguières, afin d’atteindre son objectif. Demande accordée. A l’issu du stage de l’autre côté des Alpes en val d’Aoste, Jeff Dubois déclarait dans le Midi Olympique ; « Tant, que mathématiquement, nous sommes en vie, on gardera l’espoir d’accrocher le top 6. […] Nous concernant, il faut faire un quasi sans faute. Les dès sont jetés et les gars le savent. » Et, oui, un sans-faute, et cela passera forcément par des victoires à l’extérieur à commencer par Dax, équipe classée quinzième qui joue sa survie en Pro D2. Pour remporter un tel bras de fer et, qui plus est sur la pelouse de son adversaire, la victoire se jouera sur l’état d’esprit, sur l’engagement. C’est l’équipe qui aura mis le plus d’envie, le plus d’énergie qui gagnera.
En prenant cinquante points en pleine face, et pas moins de sept essais, on ne peut pas dire que les Grenoblois auront mis les ingrédients nécessaires pour se surpasser et remporter la mise. Les bons vieux pieux d’avant-match envolés ! les hommes de Jeff Dubois repartiront des Landes la queue entre les pattes, la tête basse et les valises pleines !
Dès l’entame, les Grenoblois ne sont pas sortis des vestiaires
On joue depuis, à peine six minutes, et les coéquipiers du capitaine Antonin Berruyer ont déjà encaissé deux essais et sont menés 14-0 ! Un ballon perdu, contre-attaque de Dax, essai. Une pénaltouche, un porté, essai ! Deux occasions, deux essais des Dacquois qui n’ont pas eu beaucoup de mal à passer la ligne face à des Grenoblois bien tendres en défense. Fort, heureusement, ces derniers réagissent, d’une part par un bon contest de Richard Hardwick, suivi quelques minutes après, d’une pénalité vite jouée par Éric Escande qui a senti le bon coup pour alerter Romain Fusier, qui, bien lancé a vite trouvé l’intervalle pour franchir. (12e, 14-7). On respire un peu et on se dit que les Grenoblois vont enfin montrer un autre visage. Eh bien, non ! Les Dacquois remettent la marche en avant, poussent les Grenoblois à la faute. Pénaltouche, maul pénétrant, et bing essai ! (18e, 21-7). A peine, six minutes, plus tard, nouvelle touche landaise, attaque, essai ! (27e, 28-7). Les hommes de Vincent Etcheto sont sur un rythme, une possession dans le camp grenoblois, un essai au bout, soit un point par minute. Je me dis qu’à cette cadence, cela va faire cher à l’arrivée ! Cela montre surtout que les hommes de Jeff Dubois ne sont pas sortis des vestiaires et ne mettent pas toute l’agressivité nécessaire en défense pour stopper les attaquants landais qui gagnaient systématiquement leur collision, jouaient toujours lancés, n’étaient pas vraiment ralentis dans les zones de ruck, bref, tout était facile pour eux, tant leurs avants mettaient toute leur équipe dans l’avancée.
Cependant, les Isérois vont se réveiller dans les dix dernières minutes, mais de façon laborieuse. Quatre pénaltouches à 5m de la ligne entre la 30e à la 36e, sans marquer d’essai sur porté, le quatrième lancer lobait l’alignement ! Mais, les Grenoblois finiront par marquer un deuxième essai par Hugo Trouilloud en bout de ligne après une belle séquence offensive avec une passe à l’aveugle entre les jambes (40e, 28-12), essai non transformé.
Que dire de ce premier acte ? On peut répondre que les Grenoblois ont été dominés par une équipe qui avait faim, qui avait beaucoup plus envie de se battre et de sauver leur peau en Pro D2 face une équipe plutôt résignée qui n’avait pas l’état d’esprit d’une équipe prête à se sacrifier, notamment en défense d’où quatre essais encaissés. Le match est quasiment plié, avec seize points d’écart soit trois marques d’écart.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touche (Grenoble) : 6, un ballon perdu.
Touche (Dax) :7, aucun ballon perdu, trois touches vite jouées.
Mêlée (Intro Grenoble) : 0.
Mêlée (Intro Dax) : 4, aucune faute.
Pénalité : 3 contre Grenoble, 7 (dont 5 entre la 30e et 38e , ce qui aurait mérité un carton jaune) contre Dax.
Et le cauchemar continue
Est-ce que l’essai en fin de première période redonnera un peu d’espoir aux Grenoblois ? On sera vite fixé après quatre minutes de jeu. Touche dacquoise, un porté s’enclenche, et hop, essai dans la foulée (44e, 35-12). Le cauchemar continue pour les Isérois. Et ce n’est pas fini. A peine, dix minutes plus tard, Bastien Soury effectue un déblayage en enlaçant un joueur au sol mais avec un bras qui touche la tête. Et bing, carton jaune ! (53e), puis une nouvelle faute au sol, largement évitable (57e, 38-12). Le match est définitivement plié. Sur les quelques ballons joués par les Grenoblois, cela se termine par une perte du ballon (41e, 46e, 49e, 57e). D’ailleurs, comme en première période (8e, 20e, 27e,36e). A noter que les mêlées, durant tout le match, ont été jouées sur introduction Dax, et zéro introduction Grenoble, étant donné que les Landais n’ont pas commis d’en-avant ! Dans ses conditions, il est illusoire de penser à autre chose qu’à la défaite.
Bon, il y a bien l’essai de Raffaele Costa Storti qui termine une séquence avec en amont une belle remise intérieure de Romain Fusier. Mais dans la foulée, les Dacquois marquent immédiatement (68e, 45-19), puis c’est au tour des Grenoblois de remarquer dans la minute qui suit (doublé de Raffaele 69e, 45-26). Le match devient du hourra rugby. Et pour terminer, un énième en-avant grenoblois (passe bien trop basse) sur une relance, le ballon est récupéré par un Landais qui termine sans opposition dans l’en-but : 50-26 ! Treizième défaite des hommes de Jeff Dubois. Dépité, l’œil noir, Antonin Berruyer ne savait plus comment justifier une telle débâcle : « on n’a pas joué en équipe ». Tout est dit. Le retour en bus a dû être bien long avec un gros mal de crâne.
Les Grenoblois auront reçu une belle leçon de rugby, où à ce jeu, si tu ne mets pas toute l’agressivité en défense et du sérieux dans les passes, tu prends une fessée. Logique.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touche (Grenoble) : 6, aucun ballon perdu.
Touche (Dax) :8, aucun ballon perdu.
Mêlée (Intro Grenoble) : 0.
Mêlée (Intro Dax) :3, une pénalité contre Dax.
Pénalité :6 contre Grenoble et un carton jaune ; 6 contre Dax.
Maintenant, l’espoir d’une hypothétique qualification s’est envolée, il ne reste plus qu’à sauver l’honneur en terminant le plus loin possible de la quinzième place. Prochain match, le derby contre les Drômois, qui ont montré un bel état d’esprit pour renverser le cours du match contre les Oyomen. Menés 7-21 à la mi-temps sur leur pelouse, les Damiers ont infligé un 33 -0 (4 essais) aux joueurs de l’Ain ! Ils viendront, forcément au Stade des Alpes, pour faire un résultat afin de préserver une place de barragiste à domicile pour les phases finales. Jeff Dubois trouvera-t-il les mots pour motiver ses hommes pour remporter le derby ? Réponse, jeudi soir vers 23 heures.
Le cinquantième rugissant en pleine face !
Il restait sept matchs et une dernière occasion d’aller chercher une place qualificative, puisqu’à dix longueurs du sixième, mathématiquement, il était logique de penser qu’en terminant la saison en boulet de canon, les Grenoblois pouvaient encore accrocher un accessit. Le manager Jeff Dubois, afin de réenclencher une dynamique positive et rebooster le moral de son groupe avait demander à son président trois jours de stage, hors des murs de Lesdiguières, afin d’atteindre son objectif. Demande accordée. A l’issu du stage de l’autre côté des Alpes en val d’Aoste, Jeff Dubois déclarait dans le Midi Olympique ; « Tant, que mathématiquement, nous sommes en vie, on gardera l’espoir d’accrocher le top 6. […] Nous concernant, il faut faire un quasi sans faute. Les dès sont jetés et les gars le savent. » Et, oui, un sans-faute, et cela passera forcément par des victoires à l’extérieur à commencer par Dax, équipe classée quinzième qui joue sa survie en Pro D2. Pour remporter un tel bras de fer et, qui plus est sur la pelouse de son adversaire, la victoire se jouera sur l’état d’esprit, sur l’engagement. C’est l’équipe qui aura mis le plus d’envie, le plus d’énergie qui gagnera.
En prenant cinquante points en pleine face, et pas moins de sept essais, on ne peut pas dire que les Grenoblois auront mis les ingrédients nécessaires pour se surpasser et remporter la mise. Les bons vieux pieux d’avant-match envolés ! les hommes de Jeff Dubois repartiront des Landes la queue entre les pattes, la tête basse et les valises pleines !
Dès l’entame, les Grenoblois ne sont pas sortis des vestiaires
On joue depuis, à peine six minutes, et les coéquipiers du capitaine Antonin Berruyer ont déjà encaissé deux essais et sont menés 14-0 ! Un ballon perdu, contre-attaque de Dax, essai. Une pénaltouche, un porté, essai ! Deux occasions, deux essais des Dacquois qui n’ont pas eu beaucoup de mal à passer la ligne face à des Grenoblois bien tendres en défense. Fort, heureusement, ces derniers réagissent, d’une part par un bon contest de Richard Hardwick, suivi quelques minutes après, d’une pénalité vite jouée par Éric Escande qui a senti le bon coup pour alerter Romain Fusier, qui, bien lancé a vite trouvé l’intervalle pour franchir. (12e, 14-7). On respire un peu et on se dit que les Grenoblois vont enfin montrer un autre visage. Eh bien, non ! Les Dacquois remettent la marche en avant, poussent les Grenoblois à la faute. Pénaltouche, maul pénétrant, et bing essai ! (18e, 21-7). A peine, six minutes, plus tard, nouvelle touche landaise, attaque, essai ! (27e, 28-7). Les hommes de Vincent Etcheto sont sur un rythme, une possession dans le camp grenoblois, un essai au bout, soit un point par minute. Je me dis qu’à cette cadence, cela va faire cher à l’arrivée ! Cela montre surtout que les hommes de Jeff Dubois ne sont pas sortis des vestiaires et ne mettent pas toute l’agressivité nécessaire en défense pour stopper les attaquants landais qui gagnaient systématiquement leur collision, jouaient toujours lancés, n’étaient pas vraiment ralentis dans les zones de ruck, bref, tout était facile pour eux, tant leurs avants mettaient toute leur équipe dans l’avancée.
Cependant, les Isérois vont se réveiller dans les dix dernières minutes, mais de façon laborieuse. Quatre pénaltouches à 5m de la ligne entre la 30e à la 36e, sans marquer d’essai sur porté, le quatrième lancer lobait l’alignement ! Mais, les Grenoblois finiront par marquer un deuxième essai par Hugo Trouilloud en bout de ligne après une belle séquence offensive avec une passe à l’aveugle entre les jambes (40e, 28-12), essai non transformé.
Que dire de ce premier acte ? On peut répondre que les Grenoblois ont été dominés par une équipe qui avait faim, qui avait beaucoup plus envie de se battre et de sauver leur peau en Pro D2 face une équipe plutôt résignée qui n’avait pas l’état d’esprit d’une équipe prête à se sacrifier, notamment en défense d’où quatre essais encaissés. Le match est quasiment plié, avec seize points d’écart soit trois marques d’écart.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touche (Grenoble) : 6, un ballon perdu.
Touche (Dax) :7, aucun ballon perdu, trois touches vite jouées.
Mêlée (Intro Grenoble) : 0.
Mêlée (Intro Dax) : 4, aucune faute.
Pénalité : 3 contre Grenoble, 7 (dont 5 entre la 30e et 38e , ce qui aurait mérité un carton jaune) contre Dax.
Et le cauchemar continue
Est-ce que l’essai en fin de première période redonnera un peu d’espoir aux Grenoblois ? On sera vite fixé après quatre minutes de jeu. Touche dacquoise, un porté s’enclenche, et hop, essai dans la foulée (44e, 35-12). Le cauchemar continue pour les Isérois. Et ce n’est pas fini. A peine, dix minutes plus tard, Bastien Soury effectue un déblayage en enlaçant un joueur au sol mais avec un bras qui touche la tête. Et bing, carton jaune ! (53e), puis une nouvelle faute au sol, largement évitable (57e, 38-12). Le match est définitivement plié. Sur les quelques ballons joués par les Grenoblois, cela se termine par une perte du ballon (41e, 46e, 49e, 57e). D’ailleurs, comme en première période (8e, 20e, 27e,36e). A noter que les mêlées, durant tout le match, ont été jouées sur introduction Dax, et zéro introduction Grenoble, étant donné que les Landais n’ont pas commis d’en-avant ! Dans ses conditions, il est illusoire de penser à autre chose qu’à la défaite.
Bon, il y a bien l’essai de Raffaele Costa Storti qui termine une séquence avec en amont une belle remise intérieure de Romain Fusier. Mais dans la foulée, les Dacquois marquent immédiatement (68e, 45-19), puis c’est au tour des Grenoblois de remarquer dans la minute qui suit (doublé de Raffaele 69e, 45-26). Le match devient du hourra rugby. Et pour terminer, un énième en-avant grenoblois (passe bien trop basse) sur une relance, le ballon est récupéré par un Landais qui termine sans opposition dans l’en-but : 50-26 ! Treizième défaite des hommes de Jeff Dubois. Dépité, l’œil noir, Antonin Berruyer ne savait plus comment justifier une telle débâcle : « on n’a pas joué en équipe ». Tout est dit. Le retour en bus a dû être bien long avec un gros mal de crâne.
Les Grenoblois auront reçu une belle leçon de rugby, où à ce jeu, si tu ne mets pas toute l’agressivité en défense et du sérieux dans les passes, tu prends une fessée. Logique.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touche (Grenoble) : 6, aucun ballon perdu.
Touche (Dax) :8, aucun ballon perdu.
Mêlée (Intro Grenoble) : 0.
Mêlée (Intro Dax) :3, une pénalité contre Dax.
Pénalité :6 contre Grenoble et un carton jaune ; 6 contre Dax.
Maintenant, l’espoir d’une hypothétique qualification s’est envolée, il ne reste plus qu’à sauver l’honneur en terminant le plus loin possible de la quinzième place. Prochain match, le derby contre les Drômois, qui ont montré un bel état d’esprit pour renverser le cours du match contre les Oyomen. Menés 7-21 à la mi-temps sur leur pelouse, les Damiers ont infligé un 33 -0 (4 essais) aux joueurs de l’Ain ! Ils viendront, forcément au Stade des Alpes, pour faire un résultat afin de préserver une place de barragiste à domicile pour les phases finales. Jeff Dubois trouvera-t-il les mots pour motiver ses hommes pour remporter le derby ? Réponse, jeudi soir vers 23 heures.