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Pierre Caillet était jugé pour des faits de violences, d’usurpation et de harcèlement envers son ex-compagne ce lundi au tribunal correctionnel de Béziers. De son côté, il a porté plainte également contre elle pour des faits de violences conjugales. Le verdict est tombé et l’Isérois écope d’une peine de six mois de prison assortie d’un sursis probatoire pendant deux ans avec obligation de soigner son addiction à la cocaïne.
Pierre Caillet était jugé ce matin au tribunal correctionnel de Béziers face à son ex-compagne, Madame T., pour des faits de violences conjugales qui se sont déroulés le 3 juillet 2025. Les explications d’une relation toxique sont déclinées, entre disputes et jalousies dans le couple. D’emblée, Madame T. détaille des faits précis sur cette nuit. La découverte d’un message sur le téléphone de Pierre Caillet déclenche bien des choses. Elle explique que c’était de la part d’une prostituée, lui rétorque que ce n’était qu’une simple amie. Des violences se produisent entre eux, l’un reprochant des coups portés dans le lit pendant son sommeil, l’autre d’avoir subi un croche-pied pour la sortir de la maison.
La jeune femme ayant aussi porté plainte à deux reprises contre l’entraîneur de rugby pour des motifs de violences conjugales, de harcèlement et d’usurpation d’identité le 4 septembre puis le 30 novembre derniers. Des faits de tentative d’étranglement, menaces de mort, violences psychologiques et faux profil sur la plateforme Tinder sont reprochés à l’ancien technicien de l’ASBH. Des compléments de plainte avaient aussi été ajoutés dans le dossier en décembre. Mais le président du tribunal a précisé qu’il ne jugerait que les faits de la journée du 3 juillet par ailleurs.
Les échanges s’accélèrent, Madame T. clame donc son isolement à cette époque, éloignée de sa région natale et sans travail. Elle évoque l’emprise, les sentiments entre eux malgré tout, et que Pierre Caillet connaissait beaucoup de monde, lui empêchant d’agir. Elle lui reproche sa prise de stupéfiants cette nuit-là et notamment de cocaïne, qu’il ne conteste pas et précise qu’il avait entamé une cure de deux semaines pour cette addiction juste après. Lui évoque sa situation professionnelle, depuis son licenciement à Béziers en mai 2025, et s’inquiète de son futur, qui doit s’inscrire ou non à Grenoble selon la condamnation. Elle évoque une situation de harcèlement avec des coups de fil intempestifs depuis cette affaire, qu’elle explique être de sa part.
Viennent les plaidoiries des avocats de chaque partie avant la pause déjeuner, où chacun précise certains faits. L’avocat de Pierre Caillet, Me Mathieu Montfort, demande la relaxe de son client à la fin de son exposé. Pour Madame T., son avocate, l’exposition de faits contradictoires sur les échanges et la version des faits fut mise sur la table. Alors que le collectif de défense des femmes "Les Simone veillent" se tenait présent derrière Madame T. durant l’audience, et que Pierre Caillet était soutenu par des membres de sa famille et des amis proches, le président du tribunal invitait tout ce beau monde à une reprise dans l’après-midi, vu que la matinée entière avait été nécessaire pour le procès et que l’attente des affaires suivantes s’accumulait.
Fait divers - Pierre Caillet (Grenoble) condamné à une peine de six mois de prison, assortie d’un sursis probatoire pendant deux ans
Article rédigé par Rémy Rugiero
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- Pierre Caillet, l'ancien entraîneur de Béziers. Icon Sport - Alexandre Dimou
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Pierre Caillet était jugé pour des faits de violences, d’usurpation et de harcèlement envers son ex-compagne ce lundi au tribunal correctionnel de Béziers. De son côté, il a porté plainte également contre elle pour des faits de violences conjugales. Le verdict est tombé et l’Isérois écope d’une peine de six mois de prison assortie d’un sursis probatoire pendant deux ans avec obligation de soigner son addiction à la cocaïne.
Pierre Caillet était jugé ce matin au tribunal correctionnel de Béziers face à son ex-compagne, Madame T., pour des faits de violences conjugales qui se sont déroulés le 3 juillet 2025. Les explications d’une relation toxique sont déclinées, entre disputes et jalousies dans le couple. D’emblée, Madame T. détaille des faits précis sur cette nuit. La découverte d’un message sur le téléphone de Pierre Caillet déclenche bien des choses. Elle explique que c’était de la part d’une prostituée, lui rétorque que ce n’était qu’une simple amie. Des violences se produisent entre eux, l’un reprochant des coups portés dans le lit pendant son sommeil, l’autre d’avoir subi un croche-pied pour la sortir de la maison.
La jeune femme ayant aussi porté plainte à deux reprises contre l’entraîneur de rugby pour des motifs de violences conjugales, de harcèlement et d’usurpation d’identité le 4 septembre puis le 30 novembre derniers. Des faits de tentative d’étranglement, menaces de mort, violences psychologiques et faux profil sur la plateforme Tinder sont reprochés à l’ancien technicien de l’ASBH. Des compléments de plainte avaient aussi été ajoutés dans le dossier en décembre. Mais le président du tribunal a précisé qu’il ne jugerait que les faits de la journée du 3 juillet par ailleurs.
Emprise affective et stupéfiants
Visiblement, ce n’était pas la première fois. Elle reproche à Pierre Caillet aussi la prise de sa carte bleue et indique n’avoir pas quitté les lieux, étant isolée de sa région. Pierre Caillet donne sa version des faits. Pour lui, il n’avait pas d’autre choix que de la repousser, pour se protéger des coups reçus en effectuant un geste pour la déséquilibrer. À la vue de son gabarit, le président du tribunal s’interroge sur sa réaction physique. Il regrette d’avoir subi la situation ainsi mais indique qu’il n’avait pas d’autre choix face à sa colère et à une certaine dégradation des rapports dans le couple.Les échanges s’accélèrent, Madame T. clame donc son isolement à cette époque, éloignée de sa région natale et sans travail. Elle évoque l’emprise, les sentiments entre eux malgré tout, et que Pierre Caillet connaissait beaucoup de monde, lui empêchant d’agir. Elle lui reproche sa prise de stupéfiants cette nuit-là et notamment de cocaïne, qu’il ne conteste pas et précise qu’il avait entamé une cure de deux semaines pour cette addiction juste après. Lui évoque sa situation professionnelle, depuis son licenciement à Béziers en mai 2025, et s’inquiète de son futur, qui doit s’inscrire ou non à Grenoble selon la condamnation. Elle évoque une situation de harcèlement avec des coups de fil intempestifs depuis cette affaire, qu’elle explique être de sa part.
Menaces respectives
Des vocaux sont diffusés durant l’audience où l’on entend Madame T. proférer des menaces auprès de Pierre Caillet alors que chacun avait terminé ses déclarations respectives. Le ministère public donnait alors ses réquisitions avant la plaidoirie des avocats. "Le choix de la certitude dans ce qu’il nous est exposé et un dossier plutôt lisible pour ce couple toxique." selon les termes employés par la procureure, et après une longue explication du contexte, elle préconise six mois d’emprisonnement avec sursis probatoire, obligation de soins et interdiction de voir son ex-compagne pour Pierre Caillet. Concernant Madame T., selon les infractions constatées, six mois d’emprisonnement avec sursis avec interdiction de voir son ex-compagnon également en fin de matinée.Viennent les plaidoiries des avocats de chaque partie avant la pause déjeuner, où chacun précise certains faits. L’avocat de Pierre Caillet, Me Mathieu Montfort, demande la relaxe de son client à la fin de son exposé. Pour Madame T., son avocate, l’exposition de faits contradictoires sur les échanges et la version des faits fut mise sur la table. Alors que le collectif de défense des femmes "Les Simone veillent" se tenait présent derrière Madame T. durant l’audience, et que Pierre Caillet était soutenu par des membres de sa famille et des amis proches, le président du tribunal invitait tout ce beau monde à une reprise dans l’après-midi, vu que la matinée entière avait été nécessaire pour le procès et que l’attente des affaires suivantes s’accumulait.