Bonjour la team du Raffut alpin, voici un peu de lecture avec mon débrief.
Renversant !
Après trois défaites consécutives dans cet avant dernier bloc, les Grenoblois regardent désormais vers le bas du classement et jouent, maintenant, pour assurer son maintien dans le championnat, après avoir tutoyer les sommets lors des trois précédentes éditions. Pour ce derby rhônalpin entre les voisins de l’Ain, Oyonnax, et les Grenoblois, ces derniers se retrouvent au pied du mur et n’ont plus le droit à l’erreur. Pour Grenoble, la défaite devient interdite sous peine de se retrouver en très grandes difficultés, d’autant plus que les équipes qui veulent éviter la quinzième place, se battent comme des forcenés sans rien lâcher à l’image des Dacquois. Ainsi, affronter les Aindinois dans un contexte de tension extrême ne s’annonce pas sous les meilleurs hospices, comme l’a bien compris, Jeff Dubois, dans la présentation des enjeux du match : « Il y a surtout une urgence de gagner. J’aimerais qu’on retrouve la victoire et qu’on se sorte de ce bourbier tout seul sans compter sur les autres équipes. On veut faire plaisir aux gens qui nous supportent, qui nous soutiennent ».
Mais, hélas, les supporters sont de moins en moins nombreux à se déplacer au stade ! L’année passée, pour ce même derby en J28, la rencontre avait attiré plus de 12 000 personnes, cette année, les tribunes étaient bien clairsemées, sans doute autour de 8 000 personnes.
De l’envie mais toujours un manque de réalisme
Dès l’entame, les deux équipes se livrent à fond enchaînant les séquences dont le temps de jeu va durer plus de deux minutes. On sent les Grenoblois pleins d’envie face à des Oyomen qui ne sont pas venus pour faire de la figuration. Et ce sont les hommes de Jeff Dubois qui se créent la plus grosse occasion (7e), mais par manque de patience, Barnabé Couilloud tente d’y aller tout seul en prenant un petit intervalle à quelques mètres de l’en-but, alors qu’il aurait fallu encore insister dans l’axe pour amener un homme fort en terre promise. Puis nouvelle belle séquence (9e) avec un passage des bras de Romain Trouilloud mais sa passe est trop basse pour son compère Romain Fusier qui ne peut attraper le ballon alors qu’il avait pris l’intervalle à moins de vingt mètres de l’en-but. En revanche, les hommes de Fabien Cibray ne vont pas se manquer sur leur deuxième occasion. Tout commence par un ballon volé au sol des mains de Julien Farnoux (qui va passer complétement à côté de son match voire quasiment se louper sur chaque initiative), la contre-attaque des Oyomen est ultrarapide avec un déplacement du ballon côté opposé, à cela, il faut ajouter leurs duels gagnés sur leurs vis-à-vis, et hop essai en bout de ligne ! (15e, 0-5). Malgré ce coup du sort, les Grenoblois se remettent très vite dans la partie dès le renvoi avec une mauvaise sortie des Aindinois. Grenoble obtient une touche, parfaitement jouée. Le ballon arrive dans le petit couloir, un offload de Romain Fusier magnifique pour son ailier, Hugo Trouilloud, qui file plein gaz le long de la touche, remise intérieure pour son demi-de- mêlée tout seul qui termine dans l’en-but ! Que cela fait du bien de voir les hommes de Jeff Dubois répondent coup pour coup aux Oyomen ! (19e,7-5).
Sur ce bon temps fort, Grenoble persévère, produit une belle séquence offensive en rentrant dans la zone de marque, ce qui pousse Oyonnax à la faute. Romain Trouilloud ajoute trois points (27e, 10-5). Les hommes de Fabien Cibray reviennent très rapidement dans le camp des Rouge et Bleu. Mathis Baret tente de gratter un ballon dans un ruck, mais a posé les mains au sol avant de voler le ballon. Faute largement évitable qui sera lourde de conséquence, puisque sur la pénaltouche qui suit, le maul progresse, s’écroule à quelque cm. La défense grenobloise se démène avec beaucoup d’engagement, mais ne peut stopper leur troisième ligne centre d’aplatir au pied des poteaux (32e, 10-12). Grenoble revient vite dans le camp des Oyomen, mais perd le ballon. Celui-ci est vite expédié dans les 22m dans le dos de la défense grenobloise. Julien Farnoux tergiverse avant de récupérer le ballon, puis perd un appui. Les attaquants d’Oyonnax lui mettent la pression pour récupérer le ballon, Adrien Callandret arrive en soutien en retard et commet une faute au sol. Pénalité. Les Oyomen la jouent rapidement par l’intermédiaire du demi-d’ouverture qui allonge sa passe. Les joueurs de l’USO jouent parfaitement le deux contre deux, ce qui permet à l’ancien grenoblois, Karim Qadiri d’aller déposer le ballon derrière la ligne ! (36e, 10-19). Grenoble encaisse deux essais en moins de cinq minutes en offrant des occasions bien trop facilement aux Oyomen qui ne se privent pas de scorer. Non résignés, les Grenoblois repartent au combat, puis arrivent à créer le décalage en bout de ligne avec un deux contre un à jouer. Julien Farnoux prend l’intervalle, fixe le dernier défenseur, mais vendange sa passe en l’adressant directement en touche alors que José Madeira, bien lancé, tout seul dans son couloir n’avait plus qu’à récupérer le ballon ! Décidément Julien n’est plus dans le coup, c’est bien triste. Le score ne bougera plus. Les Oyomen regagnent les vestiaires avec neuf points d’avance profitant de deux erreurs défensives grenobloises. Le coup est rude pour les Grenoblois qui n’ont pas démérité, mais qui manquent toujours de pragmatisme proches des lignes dans les moments forts.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touches (Grenoble) :2, 100%.
Touche (USO) : 7, deux ballons perdus.
Mêlée (Grenoble) : 4, une pénalité contre Oyonnax.
Mêlée (USO) :4, un bras cassé contre Oyonnax.
Pénalité : 4 contre Grenoble et 4 contre Oyonnax.
Grenoble retrouve son jeu collectif
Le retour des vestiaires est très dynamique de la part des Grenoblois qui s’installent dans le camp des Oyomen, mais une faute au sol annule le temps fort. Sur la pénaltouche qui suit, le demi-de -mêlée de l’USO met une valise à la défense grenobloise en gagnant deux duels,puis remise intérieure pour le soutien à hauteur, second relais pour Eddie Sawailau qui file sans opposition entre au milieu des poteaux ! Une action première main, un essai pour Oyonnax. Quelle efficacité (46e, 10-26) ! Avec trois marques de retard, Jeff Dubois procède au premier changement en faisant rentrée Raffaele Costa Storti, qui sur son premier ballon met le feu dans la défense des Oymen avec ses appuis et sa vitesse en cassant trois plaquages. Sa vitesse, sa soif de ballon et son envie de bousculer la défense d’Oyonnax déclenchent un véritable déclic au sein de son équipe, qui sent que le salut ne pourra passer que par cette fouge et ce supplément d’âme qu’apportent Raffaele. Ainsi sur un ballon dégagé au pied les Oyomen, Marc Palmier ne le laisse pas filer en touche mais tente une relance. Il faut mettre de la folie pour renverser ce match plutôt que subir. Cette relance est parfaitement orchestrée par un jeu collectif, qui me rappelle celui de l’année passée. Les sorties du ballon sont rapides, les joueurs se trouvent parfaitement dans le bon timing et des trous se créent dans la défense des Oyomen. Marc Palmier, bien lancé, prend un intervalle entre des avants, file plein axe, fixe et donne à son demi-de mêlée qui a bien suivi et signe un doublé ! (49e, 147-26). Le match est relancé pour le plus grand plaisir des supporters qui commençaient à sombrer dans la sinistrose.
Cet élan ne s’arrête pas, puisqu’à peine quatre minutes plus tard, Barnabé Couilloud en ajoute un troisième sur une filouterie pour un triplé ! Tout part d’une pénaltouche et une grosse séquence de possession qui va durer plus de deux minutes. Sur la dernière passe, Raffaele Costa Storti est stoppé à quelques cm de ligne, le ballon ressort vite du ruck. Barnabé Couilloud le ramasse, voit un petit trou de souris et d’un bond, dépose le ballon au pied du poteau de touche ! Sans trembler et du bord du terrain, Romain Trouilloud transforme. (54e, 24-26) Grenoble vient de marquer 14 points en cinq minutes, l’espoir d’une victoire refait surface. Dorénavant, la dynamique est clairement grenobloise, seule équipe en maîtrise sur le terrain poussée par le public qui donne de la voix. Les Oyomen subissent, commettent des fautes (6 pénalités en dix minutes) et leur défense sauve un essai in extrémis en mettant le ballon en touche. Ce n’est que partie remise pour les hommes de Jeff Dubois. Lilian Rossi, rentré depuis peu, vise son capitaine, qui capte le ballon à deux mains. Le maul progresse sous les cris du public, Lilian s’en détache et s’écroule dans l’en-but ! Explosion de joie en tribune et sept points de plus pour les coéquipiers de José Madeira, encore royal ce vendredi soir, après la transformation de Romain Trouilloud ! (64e, 31-26). Sur ce maul poussé par toute l’équipe, on a retrouvé le sens du collectif, un état d’esprit, beaucoup d’engagement, beaucoup d’énergie. Renversant ! Dominés dans tous les secteurs, les hommes de Fabien Cibray ne reviendront plus dans la zone de marque des Grenoblois. Sur leur dernière munition dans le money time capable de marquer, la défense grenobloise se bat avec ses tripes, réussit un contre-ruck parfait, séquence que l’on n’avait plus vu depuis un moment, et récupère le ballon, puis l’expédie en tribune juste après la sirène. Superbe victoire des Grenoblois qui ont montré beaucoup de caractère, une bonne agressivité, un état d’esprit de combattant. Le public tout sourire pouvait célébrer et savourer ce beau succès avec les joueurs d’un beau clapping.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touches (Grenoble) :9, deux ballons perdus.
Touche (USO) : 10, trois ballons perdus.
Mêlée (Grenoble) : 0.
Mêlée (USO) :4, deux bras cassés contre Oyonnax et une pénalité de chaque côté.
Pénalité : 4 contre Grenoble et 8 contre Oyonnax.
Ce que je retiens de ce match :
Une charnière retrouvée avec un Marc Palmier qui a montré tout son potentiel, qui a attaqué la ligne comme jamais, qui a soulagé son équipe avec un jeu au pied monumental réussissant un super 50-22. Barnabé Couilloud a apporté sa fouge, son dynamisme et signe un triplé qu’il n’est pas près d’oublier.
Les avants ont réussi à mettre leur équipe dans l’avancée, ce qui a permis aux trois-quarts de mettre de la vitesse, de bonnes courses et un Raffaele Costa Storti qui met le feu dans les défenses. Il a été plus collectif que d’habitude. La mêlée reste solide, la touche a encore perdu quelques ballons dont celui du 50-22 qui aurait dû tuer définitivement le match.
Prochain match contre Mont-de-Marsan au Stade des Alpes vendredi à 19h30 pour sceller définitivement le maintien et aussi prendre une revanche sur le match aller et les 40 points encaissés.
Renversant !
Après trois défaites consécutives dans cet avant dernier bloc, les Grenoblois regardent désormais vers le bas du classement et jouent, maintenant, pour assurer son maintien dans le championnat, après avoir tutoyer les sommets lors des trois précédentes éditions. Pour ce derby rhônalpin entre les voisins de l’Ain, Oyonnax, et les Grenoblois, ces derniers se retrouvent au pied du mur et n’ont plus le droit à l’erreur. Pour Grenoble, la défaite devient interdite sous peine de se retrouver en très grandes difficultés, d’autant plus que les équipes qui veulent éviter la quinzième place, se battent comme des forcenés sans rien lâcher à l’image des Dacquois. Ainsi, affronter les Aindinois dans un contexte de tension extrême ne s’annonce pas sous les meilleurs hospices, comme l’a bien compris, Jeff Dubois, dans la présentation des enjeux du match : « Il y a surtout une urgence de gagner. J’aimerais qu’on retrouve la victoire et qu’on se sorte de ce bourbier tout seul sans compter sur les autres équipes. On veut faire plaisir aux gens qui nous supportent, qui nous soutiennent ».
Mais, hélas, les supporters sont de moins en moins nombreux à se déplacer au stade ! L’année passée, pour ce même derby en J28, la rencontre avait attiré plus de 12 000 personnes, cette année, les tribunes étaient bien clairsemées, sans doute autour de 8 000 personnes.
De l’envie mais toujours un manque de réalisme
Dès l’entame, les deux équipes se livrent à fond enchaînant les séquences dont le temps de jeu va durer plus de deux minutes. On sent les Grenoblois pleins d’envie face à des Oyomen qui ne sont pas venus pour faire de la figuration. Et ce sont les hommes de Jeff Dubois qui se créent la plus grosse occasion (7e), mais par manque de patience, Barnabé Couilloud tente d’y aller tout seul en prenant un petit intervalle à quelques mètres de l’en-but, alors qu’il aurait fallu encore insister dans l’axe pour amener un homme fort en terre promise. Puis nouvelle belle séquence (9e) avec un passage des bras de Romain Trouilloud mais sa passe est trop basse pour son compère Romain Fusier qui ne peut attraper le ballon alors qu’il avait pris l’intervalle à moins de vingt mètres de l’en-but. En revanche, les hommes de Fabien Cibray ne vont pas se manquer sur leur deuxième occasion. Tout commence par un ballon volé au sol des mains de Julien Farnoux (qui va passer complétement à côté de son match voire quasiment se louper sur chaque initiative), la contre-attaque des Oyomen est ultrarapide avec un déplacement du ballon côté opposé, à cela, il faut ajouter leurs duels gagnés sur leurs vis-à-vis, et hop essai en bout de ligne ! (15e, 0-5). Malgré ce coup du sort, les Grenoblois se remettent très vite dans la partie dès le renvoi avec une mauvaise sortie des Aindinois. Grenoble obtient une touche, parfaitement jouée. Le ballon arrive dans le petit couloir, un offload de Romain Fusier magnifique pour son ailier, Hugo Trouilloud, qui file plein gaz le long de la touche, remise intérieure pour son demi-de- mêlée tout seul qui termine dans l’en-but ! Que cela fait du bien de voir les hommes de Jeff Dubois répondent coup pour coup aux Oyomen ! (19e,7-5).
Sur ce bon temps fort, Grenoble persévère, produit une belle séquence offensive en rentrant dans la zone de marque, ce qui pousse Oyonnax à la faute. Romain Trouilloud ajoute trois points (27e, 10-5). Les hommes de Fabien Cibray reviennent très rapidement dans le camp des Rouge et Bleu. Mathis Baret tente de gratter un ballon dans un ruck, mais a posé les mains au sol avant de voler le ballon. Faute largement évitable qui sera lourde de conséquence, puisque sur la pénaltouche qui suit, le maul progresse, s’écroule à quelque cm. La défense grenobloise se démène avec beaucoup d’engagement, mais ne peut stopper leur troisième ligne centre d’aplatir au pied des poteaux (32e, 10-12). Grenoble revient vite dans le camp des Oyomen, mais perd le ballon. Celui-ci est vite expédié dans les 22m dans le dos de la défense grenobloise. Julien Farnoux tergiverse avant de récupérer le ballon, puis perd un appui. Les attaquants d’Oyonnax lui mettent la pression pour récupérer le ballon, Adrien Callandret arrive en soutien en retard et commet une faute au sol. Pénalité. Les Oyomen la jouent rapidement par l’intermédiaire du demi-d’ouverture qui allonge sa passe. Les joueurs de l’USO jouent parfaitement le deux contre deux, ce qui permet à l’ancien grenoblois, Karim Qadiri d’aller déposer le ballon derrière la ligne ! (36e, 10-19). Grenoble encaisse deux essais en moins de cinq minutes en offrant des occasions bien trop facilement aux Oyomen qui ne se privent pas de scorer. Non résignés, les Grenoblois repartent au combat, puis arrivent à créer le décalage en bout de ligne avec un deux contre un à jouer. Julien Farnoux prend l’intervalle, fixe le dernier défenseur, mais vendange sa passe en l’adressant directement en touche alors que José Madeira, bien lancé, tout seul dans son couloir n’avait plus qu’à récupérer le ballon ! Décidément Julien n’est plus dans le coup, c’est bien triste. Le score ne bougera plus. Les Oyomen regagnent les vestiaires avec neuf points d’avance profitant de deux erreurs défensives grenobloises. Le coup est rude pour les Grenoblois qui n’ont pas démérité, mais qui manquent toujours de pragmatisme proches des lignes dans les moments forts.
Les statistiques de la première mi-temps :
Touches (Grenoble) :2, 100%.
Touche (USO) : 7, deux ballons perdus.
Mêlée (Grenoble) : 4, une pénalité contre Oyonnax.
Mêlée (USO) :4, un bras cassé contre Oyonnax.
Pénalité : 4 contre Grenoble et 4 contre Oyonnax.
Grenoble retrouve son jeu collectif
Le retour des vestiaires est très dynamique de la part des Grenoblois qui s’installent dans le camp des Oyomen, mais une faute au sol annule le temps fort. Sur la pénaltouche qui suit, le demi-de -mêlée de l’USO met une valise à la défense grenobloise en gagnant deux duels,puis remise intérieure pour le soutien à hauteur, second relais pour Eddie Sawailau qui file sans opposition entre au milieu des poteaux ! Une action première main, un essai pour Oyonnax. Quelle efficacité (46e, 10-26) ! Avec trois marques de retard, Jeff Dubois procède au premier changement en faisant rentrée Raffaele Costa Storti, qui sur son premier ballon met le feu dans la défense des Oymen avec ses appuis et sa vitesse en cassant trois plaquages. Sa vitesse, sa soif de ballon et son envie de bousculer la défense d’Oyonnax déclenchent un véritable déclic au sein de son équipe, qui sent que le salut ne pourra passer que par cette fouge et ce supplément d’âme qu’apportent Raffaele. Ainsi sur un ballon dégagé au pied les Oyomen, Marc Palmier ne le laisse pas filer en touche mais tente une relance. Il faut mettre de la folie pour renverser ce match plutôt que subir. Cette relance est parfaitement orchestrée par un jeu collectif, qui me rappelle celui de l’année passée. Les sorties du ballon sont rapides, les joueurs se trouvent parfaitement dans le bon timing et des trous se créent dans la défense des Oyomen. Marc Palmier, bien lancé, prend un intervalle entre des avants, file plein axe, fixe et donne à son demi-de mêlée qui a bien suivi et signe un doublé ! (49e, 147-26). Le match est relancé pour le plus grand plaisir des supporters qui commençaient à sombrer dans la sinistrose.
Cet élan ne s’arrête pas, puisqu’à peine quatre minutes plus tard, Barnabé Couilloud en ajoute un troisième sur une filouterie pour un triplé ! Tout part d’une pénaltouche et une grosse séquence de possession qui va durer plus de deux minutes. Sur la dernière passe, Raffaele Costa Storti est stoppé à quelques cm de ligne, le ballon ressort vite du ruck. Barnabé Couilloud le ramasse, voit un petit trou de souris et d’un bond, dépose le ballon au pied du poteau de touche ! Sans trembler et du bord du terrain, Romain Trouilloud transforme. (54e, 24-26) Grenoble vient de marquer 14 points en cinq minutes, l’espoir d’une victoire refait surface. Dorénavant, la dynamique est clairement grenobloise, seule équipe en maîtrise sur le terrain poussée par le public qui donne de la voix. Les Oyomen subissent, commettent des fautes (6 pénalités en dix minutes) et leur défense sauve un essai in extrémis en mettant le ballon en touche. Ce n’est que partie remise pour les hommes de Jeff Dubois. Lilian Rossi, rentré depuis peu, vise son capitaine, qui capte le ballon à deux mains. Le maul progresse sous les cris du public, Lilian s’en détache et s’écroule dans l’en-but ! Explosion de joie en tribune et sept points de plus pour les coéquipiers de José Madeira, encore royal ce vendredi soir, après la transformation de Romain Trouilloud ! (64e, 31-26). Sur ce maul poussé par toute l’équipe, on a retrouvé le sens du collectif, un état d’esprit, beaucoup d’engagement, beaucoup d’énergie. Renversant ! Dominés dans tous les secteurs, les hommes de Fabien Cibray ne reviendront plus dans la zone de marque des Grenoblois. Sur leur dernière munition dans le money time capable de marquer, la défense grenobloise se bat avec ses tripes, réussit un contre-ruck parfait, séquence que l’on n’avait plus vu depuis un moment, et récupère le ballon, puis l’expédie en tribune juste après la sirène. Superbe victoire des Grenoblois qui ont montré beaucoup de caractère, une bonne agressivité, un état d’esprit de combattant. Le public tout sourire pouvait célébrer et savourer ce beau succès avec les joueurs d’un beau clapping.
Les statistiques de la deuxième mi-temps :
Touches (Grenoble) :9, deux ballons perdus.
Touche (USO) : 10, trois ballons perdus.
Mêlée (Grenoble) : 0.
Mêlée (USO) :4, deux bras cassés contre Oyonnax et une pénalité de chaque côté.
Pénalité : 4 contre Grenoble et 8 contre Oyonnax.
Ce que je retiens de ce match :
Une charnière retrouvée avec un Marc Palmier qui a montré tout son potentiel, qui a attaqué la ligne comme jamais, qui a soulagé son équipe avec un jeu au pied monumental réussissant un super 50-22. Barnabé Couilloud a apporté sa fouge, son dynamisme et signe un triplé qu’il n’est pas près d’oublier.
Les avants ont réussi à mettre leur équipe dans l’avancée, ce qui a permis aux trois-quarts de mettre de la vitesse, de bonnes courses et un Raffaele Costa Storti qui met le feu dans les défenses. Il a été plus collectif que d’habitude. La mêlée reste solide, la touche a encore perdu quelques ballons dont celui du 50-22 qui aurait dû tuer définitivement le match.
Prochain match contre Mont-de-Marsan au Stade des Alpes vendredi à 19h30 pour sceller définitivement le maintien et aussi prendre une revanche sur le match aller et les 40 points encaissés.