À Biarritz, Aldigé leur a déjà fait le coup. Les menaces, les coups de pression, les déclarations fracassantes... il n'a rien épargné au club. Au final, le BO s'en est sorti, mais pas sans laisser quelques plumes au passage.
J'ai le sentiment qu'il pourrait reproduire le même scénario à Nice : annoncer son départ, partir, multiplier les déclarations tonitruantes, puis revenir temporairement en sauveur providentiel. Résultat, on ne parle plus du sportif, mais uniquement de lui pendant des semaines, voire des mois. C'est un personnage narcissique qui est constamment dans la démesure. Prenons simplement son projet de stade de 13 000 places. Aujourd'hui, avec une enceinte de 3 000 places, les tribunes ne sont déjà jamais pleines. On peut donc légitimement s'interroger sur la pertinence d'un tel projet.
Un stade de 13 000 places à Nice, c'est un peu l'équivalent d'un stade de 20 000 places à Grenoble. Lorsqu'il n'est rempli qu'à moitié, les images diffusées par Canal+ donnent toujours cette impression désagréable d'un stade vide, sans véritable ambiance, qui sonne creux. Ce n'est jamais très valorisant pour un club.
Nous verrons bien ce qu'il en sera dans deux semaines, mais je prends le pari que Niissa rugby disputera bien le prochain championnat de Pro D2... avec toutefois le sentiment de s'être, sportivement parlant, tiré une balle dans le pied.